jeudi 12 septembre 2013

Comme un vieux film

On a souvent tendance à croire que le passé est le passé. Qu'on ne le reverra plus jamais. Comme s'il étais inscrit sur une ardoise magique et que l'on avais effacé. On croit aussi qu'avec les années, on a passé à la trappe ses erreurs de jeunesse, ses amours de pacotille, ses échecs, ses lachetés, ses mensonges, ses petits arrangements, ses forfaitures.
On se dit qu'on a bien tout balayé. Bien fait tout glisser sous le tapis.
On se dit que le passé porte bien son nom:passé
Passé de mode, passé d'actualité, dépassé.
Enterré
On a commencé une nouvelle page. Une nouvelle page qui porte le beau nom d'avenir. une vie qu'on revendique, dont on est fier, une vie qu'on a choisie. Alors que dans le passé, on ne choississait pas toujours. On subissait, on étais influencé, on ne savait pas quoi penser, on se cherchait, on disait oui, on disait non, on disait le mot chiche sans savoir pourquoi. c'est pourquoi on a inventé le mot "passé": pour y glisser tout ce qui nous gênait, nous faisait rougir ou trembler.

Et puis un jour, il revient.
Il emboutit le présent.S'installe.Pollue.
Et finit même par obscurcir le futur.

[Katherine Pancol]

lundi 9 septembre 2013

Minuit 25


Je ne dors pas, je devrais aller dormir car je travaille demain...je viens de passer une semaine "mouvementée"...enfin, façon de parler, tout est relatif. J'ai quand même osé la revoir 2 fois...mais là, je me rend compte qu'il manque qq chose.

Je ne trouve jamais facile de laisser partir une fille qui a le béguin pour moi mais que ce béguin est en sens unique...pourtant, elle a tout...cute, intelligente, drôle...elle passe tous les critères  sauf pas de déclic pour aller jusqu'au 8...pas de "umph", comme j'ai déjà dit...pis ça, ça ne se commande pas, ça vient des trippes.

Reste que je trouve ça poche...c'est tellement une bonne fille, une bonne personne...fais chier. J'ai ça dans mes tâches de la semaine maintenant, super...


samedi 31 août 2013

Protection divine


J'ai publié ce vidéo sur ma page Facebook cette semaine...je ne sais pas si c'est par hasard, mais quand je l'ai visionné la première fois, jme suis dit "C'est tellement comme ça qu'on doit conduire pour rester en vie!". Dites-vous aussi que les manoeuvres d'évitement sont choses quotidiennes...les gens sont souvent trop pressés, omettent de regarder comme il faut...c'est comme ça. Disons aussi qu'il y a aussi des ptits cons en motos qui ne s'aident pas non plus.


Partie "Josélito Michaud" du billet
Tout à l'heure, j'ai passé bien près de me faire entrer dedans par une femme qui n'a pas vérifié son angle mort...quand je dis près, je parle d'environ 3 pieds de sa porte...et si je n'avais pas freiné ça y était...pcq elle, elle n'a jamais ralentie ou regagnée sa voie (malgré mon klaxon!). Et non, je n'allais pas vite...elle aurait normalement dû me voir!

Le plus étrange dans tous ça, c'est qu'avant de prendre la courbe, jme suis dit `voix haute dans mon casque: "C'est bien dense ici le traffic"  , suivie d'une ptite voix intérieure m'a dit: "Surveille bien toutes les voitures"...j'vous jure...pas de farce...ça m'a fait éviter l'accident, et ce n'est pas la première fois que ça m'arrive...je pense vraiment qu'un ange me protège sur la route...donc merci à Dieu de me protéger de la sorte, fallait jle dise!

Partie "Richard Martineau" du billet
Ok. Je conduis une moto depuis l'âge de 9 ans (je sais, c'tait pas légal, mais c'était une motocross). J'ai ma moto actuelle depuis 2007...donc 6 ans. Elle est bleue en plus, tsé comme un bleu que tu me pas me manquer....mon manteau est du même bleu tu comprends?

Tsé ce bleu là genre

En voiture, j'ai aucun accident responsable à mon actif depuis que j'ai 16 ans...je crois donc être un conducteur prudent et expérimenté. Plus les années avancent, pires sont les situations dangereuses auxquelles je suis confronté...et en moto, ça ne pardonne pas.

Cet été, j'ai évité 2 voitures qui déviaient de leur voie pour me rentrer dedans...verdict: ils avaient tous deux les yeux qui fixaient le sol...ILS TEXTAIENT BORDEL! Vous imaginez...un face à face...bon, dans les 2 cas, ils se sont relevé la tête environ 20-30 pieds avant sinon je devais prendre le fossé pour les éviter.

Criss un char c'est pas un bureau, une salle de cinéma ou je sais pas quoi encore sacrament! Tu peux tuer du monde si tu fais 10 000 autres affaires que conduire...pis conduire, ça implique minimalement de regarder la route quand tu roules...c'est comme la base! Je pense que les gens ne réalisent pas que ça prend 2 secondes d'inattention...pour faire basculer une vie ou celle d'une autre personne. Le message ne passe pas car CHAQUE jour, je vois des personnes texter en roulant...sont pas difficile à spotter, ils roulent habituellement sur l'accotement ou ne suivent pas la vitesse du traffic...et toutes ces personnes me mettent en criss et ont toute droit à mon super regard inquisiteur du "maudit cave" (aucun cliché disponible, jsuis back order).

Si tu lis ce billet et que tu textes au volant pis que tu comprends pas c'que j'veux dire, tu devrais écouter ça. 


Bonsoir.






vendredi 30 août 2013

I'm half the man I used to be


I'm half the man I used to be
This I feel as the dawn
It fades to gray



mardi 27 août 2013

Pour que ton ombre arrête de me suivre

"And I see you, in every cab that goes by, in the strangers at every cross road, in every bar"

Une amie à qui je racontais mon histoire m'a dit que ce que je lui disais lui rappelait cette chanson...tellement.

lundi 26 août 2013

NBC Developing Comedy Based on Ben Stiller’s ‘Reality Bites’


Non mais vous me direz que c'est une coincidence encore? Je suis tombé par hasard sur cette nouvelle sur Twitter (retwittée genre). Bon, ceux qui me suive ici savent que c'est mon film culte cu-cu par excellence.

On peut lire, en gros: NBC hopes to tap a vein of early 1990s nostalgia with plans to adapt the 1994 pic “Reality Bites” as a half-hour comedy series. Ben Stiller is on board to exec produce, with screenwriter Helen Childress set to pen the pilot script.

J'suis trop nostalgique des années 90, je sais. Mais maudit que ça va être bon!!!!!

Source image: http://mietteshoppe.com/?p=4424

dimanche 25 août 2013

Extrait du discours de Steve Jobs à l'université Stanford en 2005: la mort



Je sais, j'ai déjà publié la vidéo sur l'autre section de mon blog mais ce soir je l'ai réécouté au complet. Je crois qu'il est sain de se rappeler son enseignement. Qu'on aime ou non Apple, l'homme qui était derrière a appris une leçon sur la vie que bien des personnes ne réaliseront malheureusement jamais. Je vous l'offre donc encore mais par écrit et en français. Je crois que chaque humain devrait lire ce passage alors prenez les 5 minutes que vous avez devant vous, vous ne le regretterez pas, promis.
Ma troisième histoire parle de la mort. 
Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose comme : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était votre dernier, un jour vous aurez très certainement raison ». Ça m’a impressionné, et depuis lors, pour les 33 années passées, j’ai regardé dans le miroir chaque jour et me suis demandé: « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, aurais-je envie de faire ce que je suis sur le point de faire aujourd’hui ? ». Et quand la réponse avait été « Non » pendant de trop nombreux jours, je savais que j’avais besoin de changer quelque chose. 
Se souvenir que je serai bientôt mort est l’outil le plus important que j'aie jamais connu pour m’aider à faire des choix importants dans ma vie. Parce que presque tout – toutes attentes externes, tout orgueil, toutes craintes de l’embarras ou de l’échec – toutes ces choses s’éloignent face à la mort, laissant seulement ce qui est vraiment important. Se souvenir que vous allez mourir est le meilleur moyen que je connaisse pour éviter de tomber dans le piège de croire que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur. 

Il y a un an, on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai fait un scanner à 7h30 du matin, et il a clairement montré une tumeur sur mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était un pancréas. Les docteurs m’ont dit que c’était presque certainement un type de cancer qui était incurable, et que je ne devais pas m’attendre à vivre plus de 3 à 6 mois. Mon docteur m’a conseillé de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui est le code des médecins pour se préparer à mourir. Cela signifie d’essayer de dire à vos enfants ce que vous pensiez avoir les 10 prochaines années pour leur dire, et ce en seulement quelques mois. Cela signifie de s’assurer que tout soit réglé afin que cela soit le plus facile possible pour votre famille. Cela signifie faire vos adieux. 

J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, j’ai eu une biopsie, où l’on m’a introduit un endoscope dans ma gorge, à travers mon estomac et mes intestins, pour mettre une aiguille dans mon pancréas et obtenir quelques cellules de la tumeur. J’étais sous sédatif, mais ma femme, qui était là, m’a dit que, lorsqu'ils ont vu les cellules au microscope, les docteurs ont commencé à pleurer car il s’est avéré que c’était une forme très rare de cancer du pancréas qui pouvait être soigné par la chirurgie. J’ai été opéré et je vais bien maintenant. 

Cela a été le moment où j'ai été le plus proche de la mort, et j’espère que ce sera le plus proche pour quelques décennies. Ayant traversé cela, je peux vous dire avec un peu plus de certitude que la mort n’était qu’un utile concept intellectuel. 

Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y arriver. Et pourtant la mort est la destination que nous partageons tous. Personne ne s’en est jamais échappé. Et c’est comme il se doit, car la mort est très probablement la meilleure invention de la vie. C’est l’agent du changement dans la vie. Elle efface l’ancien pour faire place au nouveau. Actuellement vous êtes le nouveau, mais un jour pas très éloigné, vous allez devenir progressivement l’ancien et être balayé. Désolé d’être si dramatique, mais c’est ainsi. 

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005Votre temps est limité, alors ne le gaspillez pas en vivant la vie de quelqu’un d’autre. Ne soyez pas piégés par le dogme – ce qui revient à vivre selon le résultat de la pensée d’autrui. Ne laissez pas le bruit de l’opinion des autres étouffer votre voix intérieure. Et le plus important, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent déjà ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire. 

Quand j’étais jeune, il y avait un magasine appelé The Whole Earth Catalogue (Le catalogue du monde entier) qui était l’une des bibles de ma génération. Il a été créé par un gars appelé Stewart Brand pas loin d’ici à Melo Park, et il l’a amené dans nos vies avec une touche poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les impressions par ordinateurs, de sorte qu’il était entièrement fait avec une machine à écrire, des ciseaux et des appareils polaroid. C’était une sorte de Google sous forme de livre, 35 ans avant la création de Google : c’était idéaliste et débordant d’outils astucieux et de grandes notions. 

Stewart et son équipe travaillèrent à plusieurs numéros de The Whole Earth Catalogue, et puis quand ils jugèrent le moment venu, ils sortirent un numéro final.


C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. Sur la quatrième de couverture du dernier numéro, il y avait la photo d’une route de campagne tôt le matin, le genre sur laquelle vous pourriez vous retrouver à faire du stop si vous étiez aventuriers. En dessous, il y avait ces mots : « Restez affamés. Restez Fous. » C’était leur message d’adieux alors qu’ils se retiraient. Restez affamés. Restez Fous. Et c’est ce que j’ai toujours souhaité pour moi-même. Et maintenant, alors que vous avez terminé vos études pour devenir le nouveau, c’est ce que je vous souhaite.
Restez affamés. Restez Fous.

samedi 24 août 2013

Bilan des vacances d'été

C'est la fin des vacances pour moi! Somme toute, j'ai quand même pas chômé et malgré mon célibat, j'ai été bien accompagné et je me suis occupé suffisamment l'esprit pour ne pas trouvé le temps long (c'est ça le truc!). Entre le chalet, la moto et les petits travaux, je pense que j'm'en suis bien sorti. En tout, j'ai pris 4 semaines (la dernière de juin et 3 semaines en août).

Festivals 

Fête nationale: J'étais encore VIP cette année et j'ai choisi d'aller à Québec plutôt qu'à Montréal comme j'étais accompagné par 2 amies de Québec. Cowboys fringuants prise 2 mais toujours aussi bons!
Fête nationale sur les Plaines
Festival d'été de Québec: Je n'ai pas acheté le bracelet pour la 1re fois mais j'ai quand même pu aller voir Guns N' Roses pour une 2e fois et jme suis fait traîner (de force) à Coeur de Pirate. Le pire dans tout cela c'est que je ne peux pas dire que j'ai détesté...dans son style, elle a offert une superbe performance.
Coeur de Pirate
Festival de la Relève: C'était une 1re fois pour moi et j'ai vraiment aimé, les rues sont bondées, la musique est bonne (Cowboys fringuants prise 3!) et en prime, j'ai revu plein de monde. 


Ici et là, de petites sorties et un petit voyage


St-Élie de Caxton: Une journée dans le Village de Fred Pellerin, belle petite sortie mais vaut mieux connaître un peu son monde, sinon, c'est sans intérêt! 
Calvaire de St-Élie-de-Caxton
Région de Mégantic: Mon petit coup de coeur québécois de l'été. Nous sommes passés par Lac Mégantic bien sûr (c'est pas jojo), puis fait un arrêt à la Baie des Sables pour se rendre à l'Astrolab du Mont Mégantic. On peut y accéder en voiture et la vue sur la parc Mégantic est à couper le souffle. Nous ne sommes pas resté pour les perséides car nous devions revenir le soir même mais c'est assurément un endroit où je retournerai.
Vu du Parc Mégantic (Astrolab)
Peggy's cove: De passage chez ma soeur au Nouveau-Brunswick, j'en ai profité pour me rendre à Peggy's Cove en Nouvelle-Écosse. C'est l'endroit où le vol Swissair 111 s'est crashé en 1989. Il y a longtemps que je voulais y aller, c'est assurément l'un des plus beaux endroits que j'ai vu...
Peggy's Cove, NS
Voyages en moto à Cap Tourmente, Secteur du Massif St-François et Baie-St-Paul: Bon, en réalité je l'ai fait en deux sorties et eu plusieurs averses qui ne parraissent pas sur les photos dans la fameuse semaine soleil-pluie-soleil. 
Baie St-Paul

Vu sur le fleuve (Secteur Massif)
Cap Tourmente


Dans la section "petits travaux", j'ai repeint ma salle de bain et ajouté un peu de déco (j'suis nul en déco on s'entend). J'ai aussi appliqué un rehausseur de couleur sur mon trottoir de pierre et ma foi, y'a des jours où jme dis "maudit que je travaille ben!" haha!

Dans la section "autres activités" mentionnons une journée en bateau avec des amis, une journée au Parc aquatique de Magic Moutain à Moncton, golf, un peu de shopping et du moto touring à Trois-Rivières, Bellechasse, la Beauce, Ile d'Orléans...j'en ai vraiment profité! :) et quelques paaaarrty bien sûr!

Ce que j'ai manqué : le Festibière, équitation et journée de voile au Lac St-Jean...ce sera pur plus tard! 

Aujourd'hui, je file juste pour m'enfermer chez moi...Lundi, c'est le retour au travail...toute bonne chose à une fin... J'espère que vous avez profité de vos vacances vous aussi! 

mercredi 14 août 2013

Journée en solitaire

Such a lonely day.

Je me la dédie à moi-même (ça se peut ça se gâter?) qui a passé mon mardi seul à peinturer et écouter d'la musique étant donné la pluie (suis en vacances.) Pour dire vrai, je passe très rarement (voir jamais) une journée enfermé seul chez moi, ça me fait un peu capoté...je n'ai même pas mis le nez dehors en plus...un vrai sauvage j'vous dis. 

Bon, un peu de solitude extrême ça fait parfois du bien mais pas trop souvent pour moi.

lundi 12 août 2013

Mémoires de bacc

Le chou-fleur n'est pas autre chose qu'un chou qui est passé par l'université. 
[Mark Twain]

En touriste dans la région de Mégantic ce week-end avec une amie, nous avons eu tous deux l'idée de revenir par l'arrière pays Mégantic-Stornoway-Weedon-Disraeli-Thetford-Mines, bref, c'est pour vous donner une idée de ma définition de l'arrière pays...

Toujours est-il qu'en arrivant à Weedon, mon cerveau s'est mis à me faire des free games nostaliques de mes années de bacc passées à Sherbrooke. Ffffffffffffffff...ahhhhhhh! j'hais ça quand ça m'arrive. Pkoi ça me prend tout à coup? C'est que de Weedon à Theford-Mines, c'est la route que j'empruntais 2 x semaine pendant 3 ans pour revenir passer les week-end dans ma région natale.

J'me suis donc mis à feeler mélancolique (la musique n'aidant pas - Riders on the storm...j'écoutais beaucoup les Doors à cette époque). Et là jme remémore toutes ces fois où je roulais, parfois fatigué, parfois pris dans des similis tempête de neige, les restos où j'arrêtais parfois, affamés...la façon dont j'amorçais les courbes, les accélérations...la musique que j'écoutais...puis mes différents appartements. Fffffffffffffff...

Et puis vint les cours, la vie universitaire, l'odeur des livres...vous savez l'odeur des livres de la bibliothèque? ou celle de l'odeur des manuels scolaires neufs achetés à la Coop? La biblothèque, toutes les heures que j'ai pu passé là... Les profs, la couleur de murs, les salles de classe...mes horaies de cours...la vie sociale, le campus, les autres étudiants...j'avais l'impression d'avoir perdu beaucoup de souvenirs de ces années-là. Aujourd'hui, les médias sociaux immortalisent tout. Avant, on avait pas de cellulaire et on ne trimbalais pas d'appareil photo partout comme aujourd'hui. Si bien que j'ai souvent l'impression que ma mémoire a tendance à effacer certaines années de ma vie, du moins, à référé à certaines années pour me permettre "d'avancer" aujourd'hui (et j'avoue que parfois, ça me fais un peu freaker de le constater). Je ne sais pas si c'est clair, mais bon. Ça me donne l'impression que le cerveau met ça de côté, dans le tiroir du bas qui n'ouvre pas trop souvent.

Facade de mon ancienne faculté à l'UdS. C'était de loin la plus laide du campus.
En fait, les souvenirs de mes 3 années de bacc à l'UdeS que j'ai conservés sont plutôt pénibles. Comme je passais mes week-ends dans ma région natale, je ne m'étais pas vraiment mêlé à la vie sociale Sherbrookoise ou du campus. Je n'avais qu'un seul ami véritable (que j'ai encore aujourd'hui) et ce bout là, j'ai trouvé ça tough car je suis plutôt du genre social... mais y'avait un clash avec les personnes de ma promo...comme s'ils ne prennaient pas leur bacc au sérieux...mais moi, je ne pouvais pas me permettre d'échouer, je n'en avais pas les moyens. D'ailleurs, on était 140 en 1re année et on a terminé 45. Sinon, il n'était pas rare que je passais des soirées et nuits entières à étudier ou faire travaller sur des travaux de session. J'ai vraiment bûché pour avoir de bonnes notes. J'étais serré financièrement, travaillant 10-15h les week-ends pour payer mes dépenses personnelles et vivait sur les prêts et bourses. Car contrairement à plusieurs, moi j'ai payé 100% de mes 5 années d'études universitaires... :) mais j'en suis aujourd'hui très fier. Du côté amoureux, mon coeur battais pour C. mais notre relation était instable et la distance nuisait...bref, je n'étais stable nul part finalement...de quoi perdre quelques cheveux et avoir l'impression de perdre le contrôle de sa vie quelques fois.

Qu'ai-je appris de cette période? Que la vie, ce n'est pas toujours rose, c'est dur. Que je devais travailler fort pour réussir...Et que m'a appris l'université? En fait, bien peu de choses que j'ai appris dans les livres ou que l'ont m'a demandé lors des examens. De ça, il ne me reste pratiquement rien. Quand on y pense, c'est con non? En contrepartie, mon esprit critique et mon esprit de synthèse se sont développés...j'ai appris à rédiger et à être rigoureux...voilà ce que m'a léguer mon bacc.

Alors, pourquoi cette nostalgie soudaine? Quand j'y repense, je pense que c'est davantage de revenir à 20 ans que de revivre tout ça...car non, je ne voudrais pour rien au monde repasser et revivre ça....trop de stress, d'insécurités et quand je compare ces années à mes années suivantes à l'Université Laval, ces 3 années furent pratiquement un calvaire finalement. Les examens, les contrôles, les appartements en carton, le Kraft diner, les hot-dog et le café à 3h du matin, je passe.

mercredi 31 juillet 2013

La Girafe

J'ai entendu ce matin à la radio que la période de 14 à 22 ans est, semble-t-il la période où l'on s'imprègne le plus de la musique que l'ont aimera le plus tout au long de notre vie, celle que l'ont associera plus tard à de bons souvenirs...vous savez comme dans l'expression "dans ce temps là, la musique était bonne". 

Les boomers ont eu Elvis et les Beatles des années 50 et 60, les plus vieux X ont été marqués par Led Zeppelin et Pink Floyd de la fin 60 et 70...le début des années 80 n'a marqué personne et moi, jeune X, la fin des années 80 avec les hairbands et les années 90 avec la naissance de l'alternatif. C'est comme ça, c'est générationnel.

Cette période 14-22 forme notre personnalité...les amis remplacent les parents et c'est souvent là qu'on vit d'adrénaline, des moments intenses...des choses et d'autres qui deviendront, bien souvent, de souvenirs impérissables pour le reste de la vie.  

Je disais donc que dans les années 90, j'étais en pleine adolescence...bon en 90 j'avais 15 ans mais j'ai commencé à fréquenter les bars vers 16-17 ans, c'était donc en 91-92...jusqu'à mes 22-23 ans, ce qui nous amène autour de 97-98. Des bars, j'en ai vu de toutes les sortes, des crasseux, des miteux, des places de péteux aussi...mon endroit préféré à Québec, ma place à moi, c'était sans contredit La Girafe.

La Girafe était située ici dans la côte Nérée-Tremblay. Quand on entrait, t'arrivais la face dans le vestiaire et le cover charge à gauche (quoique j'avais remarqué que bien souvent les belles filles passaient gratos). Le bar faisait 2 étages, le 1er était plutôt une mezzannine avec des tables qui donnait sur l'étage du dessous où la majorité du monde se trouvait. Tu devais descendre un grand escalier en métal pour t'y rendre et là y'avait un espace au centre pour danser (ou slamer pour certain, c'est selon l'humeur du moment), un autre bar et quelques tables de billard.

Durant mon adolescence, les bars populaires se limitaient beaucoup aux discothèques remplies de pitounes à cheveux full spray net avec de la musique boom boom. J'ai aussi fréquenté ce genre de places de façon ponctuelle, je dois être honnête, mais la Girafe se démarquait justement des autres car on y jouait que de la musique alternative et je trouvais personnellement que les personnes qui s'y tenait me ressemblaient davantage. Bref.

Bien sûr, ce qui me rappelle la Girafe, ce sont toutes les soirées bien arrosées passées avec mes amis, à festoyer, dire des blagues, regarder les filles, se saouler la gueule aussi (disons-le)...c'est aussi là que j'ai vu C. pour la première fois mais au-delà de ça, ce qui me rappelle l'endroit et tous les beaux souvenirs qui s'y sont accrochés, c'est avant tout lorsque je ré-entends certains hits de ces années-là en particulier ceux-ci: 

All over you - Live (1994)


Tellement excellent non? Ah moi je trippe encore. Étrangement, les chansons qui me rappelle la Girafe sont tellement assez précises...donc pour les slows cochons en fin de nuit, y'avait ça...

Closer - Nine Inch Nails (1994)


Pour s'énerver un peu, y'avait ça...

Killing in the name of - Rage against the machine (1993)


Et pour chiller, y'avait ça...

I will survive - Cake (1996)



Nostalgie? Absolument! Mais assumée. Avec le recul, je sais que j'ai vécu à fond mes "années rebelles", peut-être trop...je suis un grand sentimental au fond...et un authentique...ça donne ce genre de comportement j'imagine. Quand j'aime, j'aime pas juste un peu, je dévore, je savoure et je m'extasie.

La Girafe demeure pour moi un espèce d'endroit culte. Le bar a fermé peut de temps après mes vingt et un an si j'ai bonne mémoire. Un autre bar a ouvert par la suite et n'a pas fait long feu. Je suis repassé devant le spot le week-end dernier en moto...c'est fou ce que la mémoire peut provoquer comme réaction...le coeur m'a serré un peu... j'ai filé un brin tristounet de voir qu'il n'y avait plus rien à cet endroit, que des locaux vides...dommage, j'aurais aimé aller fouiner pour voir ce que c'était devenu...

Et vous qui passez par ici, avez-vous aussi ce genre d'endroit culte où vous avez trippé fort et ouvert votre âme à la musique? Allez, crachez le morceau.

vendredi 26 juillet 2013

Effluves de femme


«Elle pourrait demeurer ici, l’assaillir d’invites, de chatteries, toute la nuit provoquer son désir, répandre ses effluves». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)


Depuis tout ce temps que j'ai envie d'elle, et elle de moi...mais cet interdit, cette privation qui nourrit nos fantasmes atteint maintenant son paroxysme...Libido, flirt, désir, effluves sexuelles...tout est réuni pour une expérience....comment dirais-je, torride...?

J'ai lu que le désir est le souvenir de cette jouissance inattendue que l’on voudrait retrouver. J'ai envie de le croire. La première fois que je lui ai parlé, y'a déjà 5 ans, elle m'a rappelé C., ses répliques, son humour...sa façon de me "sizer"...comme si elle lisait en moi comme un livre ouvert, comme si elle savait sur quelle ficelle tirer, quand j'exagère, quand je fais exprès pour provoquer...quand mes paroles dépassent ma pensée...elle me ramène et ça, j'aime ça, ça m'a séduit. 

Au fil des années, notre complicité s'est accrue et depuis son retour il y a un an, nous passons pratiquement nos journées ensemble...et comme pour en ajouter...tout coule, pas d'accros, rien...qu'un mélange de rires, de jeu de séduction plus ou moins subtil...et dernièrement, une envie d'arracher nos vêtements et de se sauter dessus. On joue avec le feu? Je ne sais pas...l'interdit joue pour beaucoup dans le désir certes, mais le reste, la complicité, l'amitié, la communication que nous avons développée, ça n'a rien à voir avec l'interdit...et je ne pense pas que cela puisse s'éteindre, c’est là pour rester.

Je sens maintenant sa présence derrière moi, son énergie me transperce le corps quand elle s'approche...son corps entier m'allume, ses seins, ses jambes...que je n'ose plus trop le regarder de peur que mon esprit ne redémarre un scénario de films XXX dans ma tête...et elle me dit que c'est réciproque...qu'elle doit se protéger de ma "bulle sexuelle" de peur d'y succomber. Pcq moi je peux, elle non.

...Phéromones, relents du printemps, fantasmes refoulés? J'avoue ne plus savoir...au départ, nous trouvions agréable de combler nos vides affectifs par un petit jeu de séduction avec des règles de part et d'autres...en attendant de combler ces mêmes vides avec le temps chacun de notre côté..c'était sweet et ça développait l'amitié et la complicité de la relation...mais là, on est sur le bord de l'échapper...j'imagine que sa période d'ovulation n'aide pas non plus...bref, n'en demeure pas moins que ce genre d'effluves sexuelles, ça n'arrive quand même pas tous les jours...et on ne contrôle pas vraiment ça, même si on croit que si.

à suivre, p-être bien, et p-être pas!

mardi 23 juillet 2013

Rêver mieux


Tu ne demandais qu'une épaule
Pour t'appuyer dans mon lit, 
Dans tes bleus
Moi c'était facile dans ma tête
Je pouvais dormir et peut-être
Rêver mieux

La nuit dernière, j'ai fait un rêve étrange. Étrange dans plusieurs sens. Le premier, c'est que c'tait vraiment fucké. L'autre, c'est que V. (sur la photo ci-haut) était dedans. 

L'histoire se passe dans une espèce de commune où moi et deux autres filles, un gars et V. semblons "habiter". En fait, c'est le bordel total dans la place (typique de V., bordélique comme 10) et on semble léger en vêtement parce qu'on est pratiquement tous à poil la-dedans (et ça sent le sexe bon c'est dit). 

Bref, moi jsuis là et je tente de convaincre les autres que la place est hantée par un esprit (qui me parle genre!?), mais personne me croit...et V. ne cesse de m'argumenter, passant son temps entre la salle de bain à se préparer et le passage (comme avant quoi). Elle m'obstine sans arrêt en disant que j'ai inventé tout ça, que l'endroit n'est pas hanté et blablabla....En fait, je ne comprends pas du tout ce qu'elle fait là, mais bon, comme elle était nue bien, ça m'a rappelé quelques souvenirs de nos ébats...passons.

Dans le 2e acte (car oui, on change de scène a moment donné), jme transporte dans un stationnement sous terrain miteux où je cherche ma voiture et où je m'obstine avec le simili valet que ma voiture a disparue et que jme la suis fait voler...mais j'ai l'impression que le valet en question est impliqué dans le vol...je cherche avec lui mais je ne trouve pas...ET LÀ JME RÉVEILLE!

Super hein! What a dream...! Ironie, sarcasme, je plaisante quoi. En me rendant en direction de la douche, je feelais wierd...je n'ai pas reparler ni revu V. depuis un bon moment et je ne pense pas vraiment souvent à ce qu'elle devient...alors j'ai trouvé ça étrange...et jme demandais pkoi j'avais passé 5 ans de ma vie avec une fille pour en arriver, 6 ans plus tard, à rien de vraiment concret, si ce n'est que quelques souvenirs et quelques photos de nos années passées ensemble. Temps perdu? Je n'irais pas jusque là...mais bon, si c'était à refaire, ce serait assurément différent.

N'en demeure pas moins que je ne sais pas c'est quoi ce rêve... je ne sais pas ce que V. fout dans mon rêve, je ne rêve jamais d'elle et je n'ai pas compris le 2e acte. 

Adeptes de Freud, je vous écoute.

lundi 15 juillet 2013

Connectée?


Qu'est-ce que tu fous? T'attends notre prochaine vie?

Pile sur ton orgueil et donne-moi des nouvelles.


mardi 9 juillet 2013

lundi 8 juillet 2013

Le film de ma vie en 25 actes

"Accomplis chaque acte de ta vie comme s'il devait être le dernier."
Marc Aurèle

Inspiré par Juju qui devait écrire "le film de sa vie" pour son défi.

  1. An 0 - Naissance dans une grosse ville.
  2. An 1 à 5 - Vie à la campagne. La ferme, la forêt, les champs. 
  3. An 6 - Décès de ma grand-mère maternelle. Premier contact avec la mort... 
  4. An 7 - Je change d'école primaire en 2e année. C'est le début de la belle enfance.
  5. An 9 - Première moto. La vie au chalet, les cousins, les cousines, le hockey. La vie est simple.
  6. An 11 - Premier but au hockey. J'étais Pee-wee et je m'en souviens comme si c'était hier. 
  7. An 13 - Début du secondaire. Premier french kiss. Wooo, j'aime ça! :)
  8. An 14 - Premier emploi comme marqueur au hockey. Now I made some money.
  9. An 15 - Début comme arbitre au hockey. Je ferai ce job pour les 12 années à suivre...
  10. An 16 - Premier amour (A). Mon coeur bat fort et ma tête fait wow. La vie, c'est l'amour.
  11. An 17 - Bal de finissant du secondaire. Cheveux long, je suis populairement drôle. Première peine d'amour. Mon coeur et ma tête veulent se fendre.
  12. An 18 - CEGEP - Bars - Bières - Fun - Partys - Première voiture - Premier emploi comme animateur. La vie est bonne.
  13. An 18 et 6 mois - Deuxième amour (C). Cette fois, mon coeur explose. She's the one. 
  14. An 19 - Début du bacc. Université - Premier appart à Sherbrooke - Premières dettes 
  15. An 19 et 6 mois - 1re rupture avec C. Mon monde s'écroule. La vie, c'est semé d'embûches.
  16. An 21 - Fin du bacc. Début du 1er certificat - Arrivée à Québec
  17. An 23 - Je renoue avec  C. J'emménage avec elle. Je suis promu Directeur. La vie est belle.
  18. An 25 - 2e rupture avec C. Mon monde s'écroule (encore). 
  19. An 27 - 3e amour (V). L'amour, ça pourrait être ça finalement.
  20. An 31 - Je décroche un emploi dans la fonction publique.
  21. An 32 - Rupture avec V. Tournant de vie, incertitudes.
  22. An 33 - J'achète la moto que je désirais depuis que j'étais ado.
  23. An 35 - Grosse année. Première maison. Nouvelle aventure avec C., volte-face...vous connaissez la suite. Je porte mes 3 grands parents restant en terre. La vie peut être cruelle. 
  24. An 37 - Méga road trip sur la côte est: Boston, Cape Cod, Atlantic City, Philadelphie, Washington. Fini le tabac. Je commence une remise en forme le 18 juin 2012. 13 livres de perdues, d'autres viendront.
  25. Le 25e acte est à venir...je laisse le "carreau ouvert", j'espère pouvoir y placer quelque chose de beau prochainement...Carpe diem.

jeudi 4 juillet 2013

Salut Dédé



Tu me manques mon Dédé...ta musique, ton authenticité, ta fraîcheur, tes mots...j'en aurais tellement besoin ce soir. Ce vide que ton départ a créé n'a pas été comblé...quand ta musique joue à la radio ou résonne dans un bar, le temps s'arrête à chaque fois pour moi. Je m'arrête pour t'écouter, te comprendre...de constater quel talent tu avais. Je m'arrête et je voyage dans ma tête...tes mots deviennent miens, j'ai juste envie de revenir en arrière, de remonter le temps et d'arranger une couple de choses.

Mais tout ça c'est du passé, c'est de la nostalgie et c'est pas bon d'être nostalgique y paraît...mais tu sais quoi, j'm'en fous de ce que les autres pensent...des fois, j'ai envie de filer de même...je l'aime mon passé, il a fait c'que je suis, il me coule dans les veines ce passé là.

Pis fuck, des fois j'ai juste envie d'envoyer chier l'univers même si j'sais bien que l'univers m'a rien fait...c'est comme ça des fois...on a envie de tout crisser ça là, de tout vendre et de foutre le camp faire une nouvelle vie ailleurs...puis ça nous passe...on réalise que dans le fond, on est chanceux, privilégié et bien entouré de personnes qui nous aime...elles nous le disent pas, c'est vrai, mais on le sait, c'est tout. On le sait parce ces personnes restent dans nos vies, pas besoin de plus. Et pourtant, parfois, on a des moments de faiblesses. C'est ça être humain j'imagine...ça fait partie du cours d'une vie.

Le nombre de citations que jpeux me répéter dans une journée pour passer à des travers des merdes qui m'arrivent parfois, t'as pas idée. Toi, t'avais ta musique, moi, j'ai mes citations...mais parfois, ça ne suffit plus...et on devient nostalgique...on se replonge dans les instants de bonheur en nous disant que "dans le temps, que c'était donc bien pas compliqué la vie"...et pourtant, où est la différence si on n'apprécie pas le temps présent? La plupart du temps, on ne se rend pas compte de la chance qu'on a de vivre ce que l'ont vit lorsqu'on le vit...et c'est souvent le cumul de pleins de petits moments mis ensemble que l'ont se remémore et non pas un moment précis, figé dans le temps. Le bonheur, ça doit être un peu de ça.
Ah! Demain dimanche, un autre jour j'm'en fous 
J'irai, j'irai dans la ruelle 
J'irai là où mon coeur m'appelle 
Y'est pas question que j'passe ma vie 
Emprisonné dans ma p'tite tête 
Je suis un félin insoumis
J'tiens mordicus à bien paraître

mercredi 3 juillet 2013

Ingrédients pour faire briller mes yeux


 On dit que les yeux sont le miroir de l'âme.  

  1. Beaucoup de complicité
  2. Une bonne dose de fous rires
  3. Une portion de sex appeal
  4. Une part de culture
  5. Une touche de féminité
  6. Une pincée d'ambition
  7. Une étincelle dans les yeux

Les ingrédients sont simples mais la recette est compliquée.

mercredi 12 juin 2013

De l'engrais pour les jonquilles

Nous rêvons de lendemains
Qui ne viennent jamais
Nous rêvons d'une gloire
Dont nous ne voulons pas
Nous rêvons d'un jour nouveau
Quand ce jour est déjà là
Nous fuyons une bataille que nous devrions livrer
Et pourtant nous dormons
Nous attendons l'appel
Sans jamais le devancer
Nous fondons nos espoirs sur l'avenir
Quand l'avenir n'est que vains projets
Nous rêvons d'une sagesse
A laquelle nous nous dérobons chaque jour
Nous appelons de nos prières un sauveur
Quand le salut est entre nos mains
Et pourtant nous dormons
Et pourtant nous dormons
Et pourtant nous prions
Et pourtant nous avons peur

[La Société des poètes disparus]

Un jour, sur cette tribune, j'ai publié un billet sur les meilleurs films que j'avais vus et avait dressé la liste des films que j'aimerais voir. Depuis, j'ai fais mes devoirs et j'ai visionné presque la moitié de ma liste mais ce n'est que plus récemment que j'ai vu La société des poètes disparus.

Avec les années, j'écoute de moins en moins de films...je suis deux séries télés et c'est déjà beaucoup de temps donc pour qu'on me prenne 2h de ma vie pour un film, il faut que ce soit bon. Ce film donc, m'intriguait depuis plusieurs années...vous savez quand tout le monde vous dit: "Quoi? Tu n'as pas vu ça?"...Euh non!...Et tu te demande ce que tu manques...ce film, bien c'était ça. 

Pour m'être fait prendre au piège quelques fois avec de vieux "classiques" comme St-Elmo's fire (qui me semblait tellement meilleur dans les années 80 qu'aujourd'hui), mes attentes étaient sommes toutes assez basses...bref.

La scène du film qui m'a surtout marquée est celle du premier cours, celui où l'enseignant amène ses étudiants devant les photos des anciens élèves du collèges...de vieilles photos en noir et blanc...et leur demande de bien examiner les anciens élèves...de regarder à travers leurs yeux, leurs espoirs, leurs aspirations.

Et c'est là que l'enseignant (joué par Robin Williams) dit quelque chose comme "Que sont-ils devenus aujourd'hui croyez-vous? Et bien...ils sont tous de l'engrais pour les jonquilles! Ont-ils pu vivre leurs vies comme ils l'espéraient vous croyez?" 

Je ne sais pas pour vous, mais c'est exactement le genre de réflexions que jme fais lorsque je vois de vieilles photographies ou que j'écoute un film dont les acteurs sont décédés. Quelle marque ces personnes ont-elles laissées ici? Qu'ont-elles accompli? Quel genre de vie ont-elles vécue? Une vie à la hauteur de leurs aspirations? ou ont-elles simplement regarder leur vie passer? Quel sens donner à tous ça?

Le film s'est par la suite déroulé (NDLR-je ferai grâce des autres leçons du film, il y en a beaucoup) mais cette phrase n'a cessé de me revenir...et cela, plusieurs jours après le visionnement. Appelez ça comme vous le voulez, on peut appeler ça un wake up call. Bien sûr, le film s'articule autour de la notion de Carpe Diem...et le fait de terminer en engrais pour les jonquilles n'est pas indissociable de cette notion.
«Et ne pas, quand viendra la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu.» 
Alors, je ne sais pas pour vous, mais si je dois finir en engrais pour les jonquilles, aussi bien de prendre les moyens afin que je vive pleinement ma vie, à la hauteur de mes aspirations. Facile à dire, moins à faire...il faut passer à l'action et faire des choix. 

Pour y arriver, jme suis questionné sur ce que j'aurais aimé accomplir jusqu'ici...mais que, pour une raison ou pour une autre (la peur?), j'ai attendu, j'ai remis à plus tard...des aspirations que j'ai mises sous la couverture en attendant l'avenir et la première réponse qui m'est venue est celle-ci: je n'ai pas voyager comme je voulais merde!

Toute ma vie, j'ai rêvé de voyager...je ne parle pas d'un tout inclus...loin d'ici, de voir le monde...L'Europe m'attire beaucoup, Moscou...l'Australie, l'Égypte. Mais voyager coûte cher et j'ai constamment repoussé ce rêve à plus tard...j'avais toujours d'autres priorités...la moto, la voiture, la maison...le temps ne s'achète pas et demain, je ne serai peut-être plus de ce monde...ou serai incapable de "saisir le jour" qui s'offrira à moi. La vie est ainsi faite. Et je ne veux pas vieillir en me disant que j'aurais dû, que j'aurais pu et que je ne l'ai pas fait. Je ne vis pas pour être un esclave mais le souverain de mon existence. C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut, est, et restera la vérité. 

Tout cela pour dire que j'ai donc décidé de prendre action et j'ai fait appel à une amie à moi qui est agente immobilière dans l'optique de possiblement vendre ma maison pour voyager. Ma décision est mûrie...mais pas définitive...bien sûr, j'aimerais voyager et garder ma maison mais bon...on a rien pour rien et je ne suis pas attaché aux biens matériels...bien que j'aime le confort et que cela puisse paraître contradictoire...mais avoir une maison pour moi n'est pas tant un rêve qu'un investissement. En attendant, jme suis ouvert un compte épargne y'a déjà 6 mois et jme suis fixé un objectif d'ici août 2014...c'est loin mais je devrais pouvoir me payer la France avec ça...à moins que je décide de vendre...bref, à suivre...on verra bien.

Alors tant qu'à finir comme de l'engrais pour les jonquilles (on va tous finir comme ça anyway), au moins, j'aurai vu quelques coins du monde et aurai ouvert mes œillères un peu plus...(le voyage est plus important que la destination!) si on a qu'une vie, aussi bien ne pas la gaspiller à accumuler des richesses...mais à la consacrer à rendre le monde un peu meilleur en m'ouvrant sur lui et sur de nouveaux horizons (c'est beau hein ça! ahaha!!) ...je dois le faire maintenant!

La vie est courte, le temps est la seule chose qui ne s'achète pas et qui nous est enlevé au long de notre vie. Our time is running out! Cessons d'avoir peur de nous-même et des autres; quand une occasion se présente, saisissons-là, car elle peut changer le cours de notre vie...dites aux personnes que vous aimez que vous les aimez...riez a en avoir mal au ventre, voyez vos amis, donnez votre maximum dans tout ce que vous entreprenez, appréciez ce que vous avez, construisez vos rêves en prenant action sur eux, voilà, carpe diem, cessons de dormir, car au réveil, il sera peut-être trop tard.

dimanche 19 mai 2013

La résurrection


"Le phénix est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection."

Non, vous ne rêvez pas...et je ne reviens pas de loin. Je n'étais pas si loin en fait...j'avais besoin d'une pause de plume...une pause de l'âme aussi. Parfois, c'est comme ça...on doit faire le vide, faire le ménage autour de soi et ne garder que le bon...ouvrir grande les fenêtre et laisser de l'air frais entrer.

Je ne suis pas meilleur qu'un autre, je ne suis qu'un humain avec ses bons et ses mauvais côtés...et j'ai encore des choses à raconter semble-t-il...du moins, j'en ressens de plus en plus le besoin. Alors voilà, fin de l'histoire. Re-bienvenue dans le gouffre.
La vie est faite de choix. Si vous êtes arrivé ici, c'est que vous l'avez choisi.