samedi 24 septembre 2011

Je t'aime beaucoup, ça fait moins vrai



J'y'ai jamais dit je t'aime tout court. J'ajoute toujours quequ'chose après. C'comme ça qu'on voit si on est en amour. Je t'aime beaucoup ça fait moins vrai.
[Dédé Fortin]

S'abandonner, baisser notre garde pour l'autre...ça fait toujours peur. Qui osera le premier...qui risquera de vivre un potentiel rejet...comment le dire sans que l'autre prenne la fuite...que cela ne ressemble pas à l'équivalent de ce passer l'anneau pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort nous sépare?

Le choix du moment (le bon timing)
Avouer son amour le premier soir, on s'entend que ce n'est pas l'idée du siècle...ça donne l'impression qu'on tombe en amour au premier venu...c'est non seulement trop vite, mais ça peut sembler un aveu frêle et borderline "inquiétant"...si bien que ça risque fort de mettre l'autre sur les freins et de faire monter la garde qui pouvait avoir commencer à baisser...

Les hommes (donc moi y compris), ont tendance à dévoiler leur sentiments au lit...quand c'est la première fois, je ne sais pas si l'idée est géniale tant que ça. Dévoiler à l'autre qu'on l'aime pour la première fois pendant une baise peut nous sembler naturel...mais la plupart des femmes souhaite l'entendre avant, ou dans d'autres circonstances.

Reste qu'un jour, il faut bien plonger, sinon, la relation n'évoluera jamais et trounera en rond. Le meilleur conseil demeure à mon avis d'avouer ses sentiments lorsque l'ont sens ce doux courant nous traverser le corps...c'est alors seulement que l'ont sait que nous sommes réellement amoureux...il faut seulement s'assurer que le moment choisi ne soit ni trop tôt dans la relation, ni trop long non plus!

Le choix des mots
S'ouvrir et se revéler en premier sans avoir peur d'être jugé dans ce que l'ont va dire est aussi important que le moment choisi pour se dévoiler. Jme rappelle avoir souvent dit: "Je t'apprécie énormément" (avec quelques rires) les premiers temps en guise de plaisanterie plutôt qu'un "Je t'aime" placé dans un moment qui fait trop "sérieux" ou qui peut sonner comme trop engageant en début de relation.

Le "Je t'aime" engageant, ça vient après...et avouons-le, on souhaite obtenir un "Moi aussi" en retour...sinon, on peut commencer à s'inquiéter un brin...pour ma part, il faut que ce soit "senti" et non dit par respect ou sous tout autre forme de politesse. De même, un "je t'aime pour la vie" ou "je t'aime pour mourir pour toi"...c'est un peu trop intense pour la première fois...disons que même moi, j'aurais peur.

Si les 2 personnes s'aiment vraiment et réciproquement...un regard intense peut bien souvent valoir un "Je t'aime" pour la première fois...

Le choix du lieu
Même chose si vous avouer votre amour dans un endroit tout à fait "quotidien"...en sortant les poubelles ou en faisant la vaisselle...il me semble que le "Je t'aime" n'a pas la même portée...comment dire...ça fait "garocher" et j'suis pas sûr que l'autre se sentira aussi valoriser qu'un "Je t'aime" en prenant une marche main dans la main ou encore en écoutant un film en cuillère sur le sofa...


Bref, la délicate étape qui consiste a dévoiler à l'autre que nous l'aimons, que nous sommes amoureux d'elle (ou de lui) est souvent une étape "obligée" et Ô combien importante lorsqu'une relation s'amorce...car c'est un peu comme offrir son coeur en cadeau. Si le cadeau plaît, ce sera p-être un échange de cadeau. Sinon, l'un des deux sera forcemment déçu un jour...c'est comme ça et ça fait peur de prêter flanc à l'autre...de s'abandonner, en quelque sorte.

C'est pourquoi le premier "Je t'aime", dans l'espace-temps et dans la façon qu'il est dit, est un instant qui est bien souvent magique...et dont on se rappellera longtemps. On ne veut juste pas qu'il devienne autre chose...!


Source image: http://crazy-j0ke.skyrock.com/

lundi 19 septembre 2011

La déception

L'amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.
[Frédéric Beigbeder]
J'ai beau avoir du vécu et avoir eu le béguin pour plusieurs femmes dans ma vie, on ne s'habitue jamais a finir sur la 2e marche du podium. Parfois, on a beau "travailler" fort, on est déclassé par un négligé dont on se méfiait pas. Les relations humaines sont ainsi faites...il y aura toujours quelqu'un, quelque part, de meilleur que nous...de plus joli, de plus jeune, de plus cultivé qui nous séduira davantage...thats the way it is.

La séduction, c'est un peu comme jouer aux échecs. Tu crois avoir joué un bon coup, puis, y'a toujours un coup auquel tu n'avais pas songé...au fond, il faut toujours prévoir 2 ou 3 coups à l'avance se qui risque de se passer. Pour un homme, se faire damer le pion par un sous-estimé dans le jeu de la séduction, c'est non seulement dur pour l'égo, c'est toujours aussi difficile à comprendre et a accepter. Et de découvrir qui est ton adverssaire en fin de partie, celui qui t'as mis échec et mat, c'est encore pire...

Je dois maintenant faire une croix sur une une autre relation que je croyais possible. Je dois encore me contenter de la médaille d'argent et regarder dans une autre direction...car visiblement, je me suis égaré et trompé pendant le parcours. Parce que si c'est lui qu'elle a choisi, c'est qu'en quelque part, je n'ai jamais été dans le coup.

mercredi 14 septembre 2011

Émerveillé

The smell of your skin
The taste of your kiss
The way you whisper in the dark
Your hair all around me Baby you surround me
You touch every place in my heart
Oh, it feels like the first time, every time
I want to spend the whole night in your eyes

[Lonestar, Amazed]


...cette maudite toune là...c'est tellement ça pareil.

dimanche 11 septembre 2011

Pandore


"Aimer c'est avoir le gout du risque et le cœur dans les nuages"
J'ai revu mon meilleur ami le week-end dernier. On ne se voit plus très souvent à cause de nos vies respectives, mais à chaque fois, nous avons conservé la même confiance et la même complicité...bref. Comme nous étions assez nombreux pour l'occasion, il a profité d'un moment où nous étions plus isolé du groupe pour me dire "Il faut que jte parle tantôt...j'ai ouvert une boîte de Pandore". Sur le coup, j'ai aussitôt pensé à une fille qu'il avait toujours aimé secrètement...mais bon, je pouvais me tromper.

Pandore reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Epiméthée se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seul l’Espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe.
symbolise le danger représenté par la beauté. Pourtant, cette femme est un leurre, un piège. L'homme n'est désormais plus seul, il doit composer avec elle, avec ses besoins, ses désirs, ses caprices, ses appétits sexuels; il doit la charmer, la satisfaire, la faire vivre et l'honorer pour avoir des enfants. Il est séduit, fasciné et il se découvre possessif, jaloux, parfois même cruel. Fi de la solidarité, de l'entente harmonieuse, de la paix !

Pandore est un mal, un mal aimé dont on ne peut pas se passer mais aussi qu'on ne peut pas supporter. Elle résume en elle-même toutes les contradictions de la condition humaine.

Voilà pour la leçon de mythologie 101.

La soirée avance et mon ami me raconte qu'il a reprit contact avec une ancienne flamme (celle que je pensais) et qu'il est complètement perdu, il ne sait trop quoi faire...et me demande conseil. C'est que pour moi, cette fille, c'était la sienne...je l'ai toujours cru...et le crois encore...ils sont fait l'un pour l'autre, c'est comme ça! En fait, il avait déjà triché sa femme actuelle avec cette fille au début de sa relation avec sa femme actuelle...mais ça, y'a juste moi qui le sait...Cela dit, mon ami a maintenant 3 enfants, une maison...et bien sûr...sa femme. Pas simple. Histoire de voir si vraiment il avait réellement ouvert la boîte de Pandore, j'entamai un interrogatoire en règle...

Moi - "Tu l'as revue?"

Lui - "Non mais ça ne devrait pas tarder"

Moi - "Comment ça va avec ta femme?"

Lui - "Bof...mettons que ça serait plus simple si nous étions en appartement"

Moi - "Okayyyyyyy! Ouin...!"

Lui - "Toi, tu ferais quoi?"

Moi - "Hummm...ben tu le sais moi ce que je ferais...tu sais comment je suis...on a juste une vie à vivre...si t'es malheureux et que tu vois plus d'autres issues, jte dirais d'écouter ton coeur. Cela dit, il faut que tu sois conscient des conséquences et prêt à vivre avec elles."

Lui - "Ouin...toi et C. quand vous vous êtes revus, comment c'était?"

Moi - "Comme si nous nous étions jamais laissé, comme au premier jour...et je suis sûr que c'est la même chose qui va vous arriver si vous vous revoyer...tu ne peux pas lutter contre ça...tu oublis tout et tu veux vivre le moment présent."

Lui - "Mais elle, elle est retournée vivre avec son chum?"

Moi - "Oui...elle a fait le choix d'écouter...sa tête...mais ce choix là, je lui avait laissé dès le départ...je voulais qu'elle soit pleinement consciente des conséquences de sa décision si elle décidait de me suivre. Avec le recul, j'aurais dû ne pas lui laissé cette option...peut-être m'aurait-elle suivie? Mais je l'ai fait par respect pour elle, et pour son fils...je ne voulais pas la bousculer...je savais que je l'avais viré à l'envers...et que j'étais aussi à l'envers qu'elle. Moi, c'est sûr que j'étais prêt à traverser avec elle la tempête qui s'annonçait...mais elle a décidée de rentrer au port, c'était le choix le plus facile...et le plus sûr."

Lui - "J'ai parlé avec elle au téléphone...je suis mêlé en criss m'as te dire."

Moi - "Je sais parfaitement ce que tu veux dire...si tu la revois, tu vas te démêler...mais faut que tu sois prêt à vivre avec les conséquences si tu fais un moove comme ça!"

Lui - "Je sais...mais je pense que ça va se faire anyway pis on verra après"

Moi - "Tsé, des fois, le destin viens te chercher pis faut pas chercher à résister...laisse-toi emporter par la vague et tu verras bien où tu vas échouer...moi jte dis: fonce!"


À la fin de la soirée, au milieu de la nuit, après une dizaine de bières autour du feu de camp, jme suis levé la tête, j'ai une fois de plus contemplé le ciel...en me disant que le véritable Amour ne sépare jamais les êtres et que d'une façon ou l'autre, le destin se chargera de les réunir et qu'au fond, ouvrir la boîte de Pandore, c'est ce donner l'occasion de vivre plus et de cesser que de vivre pour exister...et que l'Espérance est toujours au fond de la boîte...


Source image: http://fr.123rf.com/photo_7872863_m-taphore-catharsis-ou-cognition-en-raison-de-la-bo-te-de-pandore.html

mardi 6 septembre 2011

Il n'y a plus d'histoire


Quelques fois tu termines ta journée qui avait pourtant bien commencée et tu te demandes où ça foiré, comment ça a pu se terminer de cette façon. Tu ressasses sans cesse les événements à la recherche de réponses et tu ne trouve pas. Les chaînes d'événements se succèdent et tu ne sais jamais où la vie va te mener. C'est comme ça, et faut pas chercher à comprendre il paraît.

"La vie ne te donne pas les gens que tu veux, elle te donne les gens dont tu as besoin... pour t'aider, pour te blesser, pour t'aimer, pour te quitter et pour faire de toi la personne que tu es supposée être. Quelques fois, tu dois les laisser partir, non parce que tu arrêtes de les aimer, mais pour voir s'ils t'aiment assez pour revenir."
Mais quelle personne suis-je sensée être? Celle que j'aimais et qui m'aimais ne reviendra plus, je le sais maintenant et pourtant...la vie est bonne avec moi. Je suis bien entouré, j'ai de bon amis, une très bonne amie, un emploi que j'aime, de bonnes conditions...je ne manque de rien; mais elle, pourtant me manque, encore.

L'impression qu'elle est irremplaçable et unique continue de me hanter. J'arrêterais le temps juste pour la revoir me sourire, juste pour la revoir, juste pour un regard, mais cela n'arrivera pas. Elle a décidé de nier mon existence pour éviter de souffrir...et de me faire souffrir...c'est lâche, mais en même temps ça prend un certain courage...il faut le faire, du moins, elle a le mérite de l'essayer. Car en y pensant bien, cette page qu'elle m'avait dit avoir tournée, ne pourra jamais se tourner...car cette page, c'est notre histoire...et cette histoire, elle ne pourra jamais la nier...elle a existée, elle existe en nous et elle existera toujours.  

C'est comme ça, et faut pas chercher à comprendre... il paraît.


Source image: http://x-hypokarma.skyrock.com/

jeudi 18 août 2011

Quand le ciel me regarde la nuit


J’ai demandé à la lune
Et le soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la lune s’est moquée de moi
                                    [Indochine]
Chaque nuit ou presque, je sors sur mon balcon, je m'assieds et je lève les yeux vers le ciel. Je regarde la lune, les étoiles en espérant trouver un sens et des réponses à tout ce qui s'est produit dans la dernière année.

Souvent, j'espère qu'une réponse me parviendra, mais souvent aussi, aucune ne me parvient et je rentre. Toutefois, pendant que j'observe le ciel la nuit et que j'me dit que je trouve ça beau, je me sens comme transporter vers elle...la lune, les étoiles, cela me fait penser à elle et ça me procure du réconfort...un sentiment de bien-être, car j'me dit qu'elle aussi, lorsqu'elle observe le ciel la nuit, c'est à moi qu'elle pense...j'ignore pourquoi, mais c'est comme ça. J'ai l'impression que je peux lui parler, la voir, la sentir, la toucher...même si elle vit à l'autre bout de la ville et qu'elle dort peut-être...en fait j'me dit qu'elle dort sûrement...en vérité, je souhaite qu'elle dorme...et que je puisse p-être entrer dans ses rêves. Je suis p-être fou en fin de compte.

"- Ce qui est important, ça ne se voit pas... Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes. Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d’autres elles ne sont rien que de petites lumières. Pour d’autres qui sont savants elles sont des problèmes. Pour mon businessman elles étaient de l’or. Mais toutes ces étoiles-là elles se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a..."
Le Petit Prince, chapître 13.

Je ne sais pas à quel point le ciel faire voyager nos pensées...mais je sais qu'il absorbe chaque nuit les miennes, à travers les étoiles probablement...du moins, c'est l'impression que ça me donne et ça me fait du bien d'y croire.


Source image: http://magician-child.skyrock.com/4.html

mercredi 17 août 2011

La Terre est ronde

Hier soir, j'ai été prendre une bière avec une amie.

Amie: "Tu sais, la Terre est ronde et elle tourne. Et les moments finissent par repasser."

Moi: "Oui mais on ne peut tout de même par passer sa vie à attendre et vivre dans l'espoir qu'ils repassent, ça n'a aucun sens...on passe sa vie à espérer quelque chose qui n'arrivera p-être plus jamais non?!"

Amie: "Crois-tu au destin?"

Moi: "J'y croyais...mais là...je ne sais plus...j'ai voulu forcer le destin et ça n'a pas marché"

Amie: "Je pense que toi et C vous êtes âmes-soeurs... mais dans une autre vie"

Moi: "Dans une autre vie??? Non, je ne crois pas...je ne veux pas! Je pense que nous le sommes dans cette vie, j'en suis sûr...ça peut pas être autrement..."

Amie: "Un jour, j'étais en auto et une chanson de Ginette Reno jouait...ça disait: Je t'ai voulu, tu m'as voulu, mais le destin n'en voulait pas."

Moi: Wow...

Amie: C'est pour ça que jte dis que toi et C vous ressenter les mêmes choses l'un pour l'autre mais vous vous retrouverez dans une autre vie.

Moi: Je ne sais pas...tsé, moi j'aurais tout laissé tomber pour elle, pour la suivre. Mais elle a préféré écouter sa tête plutôt que son coeur...sa maison, sa belle-famille, son confort...c'est sûr qu'elle ne voulait pas changer son fils d'école...je comprends ce bout là...j'aurais même été prêt à vendre ma maison et aller sur la rive-sud si elle me l'avait demandé.

Amie: J'ai connu le même genre de situation avec un gars marié. Il m'avait dit qu'il savait qu'on étaient fait l'un pour l'autre et qu'il serait plus heureux avec moi, mais s'il me choississait, il aurait l'impression de faire un choix égoïste.

Moi: Je ne suis tellement pas comme ça moi...jme dit que la vie est courte...je la passerai pas malheureuse pour les autres...quand le bonheur frappe à la porte, je lui dit pas: Non, merci, retourne chez toi, je passe! Je lui ouvre la porte et jle laisse entrer. Oui, c'est égoïste et ça bouscule l'entourage...dommages collatéraux! Mais après un certain temps...tout le monde s'adapte quand c'est pour rendre les personnes qui nous entoure plus heureuses...pour moi, c'est clair. Quand on est heureux, on redonne ce que l'ont a autour, à nos proches.

Amie: Vu de même...c'est sûr.

Moi: Tsé, je connais tellement de couples qui restent ensemble car ils croient que c'est ça s'aimer...la maison, le chien, le chalet, l'auto, le bébé...ils reproduisent le modèle de leurs parents car ils pensent que c'est ça. De l'extérieur, c'est beau...mais en réalité, ils cohabitent, ils s'aiment par habitude et restent ensemble par peur de passer leur vie seuls...ou pour protéger leurs enfants...pour moi, c'est ça être égoïste! En amour, faut être honnête avec soi-même autant qu'avec l'autre et avoir le courage de parfois faire passer son bonheur avant le bonheur des autres...parfois au risque de causer une tempête.

Amie: Ouin, une tempête, ça fini toujours par passer...pis après, il fait beau!

Moi: Sinon on vit malheureux et aigris le reste de ses jours non? Moi, je vois ça comme ça, ça peut pas être autrement. Quand tu aimes quelqu'un et que cet amour est VRAI, fort et réciproque, comment peut-on le laisser aller et aller jusqu'à ignorer l'existence de cette personne?  Je ne comprends pas ce bout là...je ne le comprendrai p-être jamais...

Amie: Les femmes des fois, faut pas essayer de les comprendre...même moi des fois jme comprends pas...

Moi: I drink to that!


Source image: http://www.vb.eqla3.com/showthread.php?t=218756&page=111

jeudi 11 août 2011

Et quand vos peurs disparaissent



Et que les ombres demeurent
Je sais que tu peux m'aimer
Quand il n'y a plus personne à blâmer
Alors sans parler des ténèbres
Nous ne pouvons toujours trouver un moyen
Parce que rien ne dure éternellement
Même la pluie froide de novembre

[Axl Rose, November rain]


Source image: http://www.raphael-lugassy.com/php_uploads/wordpress/?p=583

lundi 1 août 2011

La vie ne vaut rien


Quel texte sublime de Stéphane Laporte (publié sur Cyberpresse le samedi 9 juillet 2011).

Mardi dernier, j’étais en meeting avec deux amies et collègues de travail, et nous avions tous nos ordinateurs devant nous. Machinalement, j’ai rafraichis le site de Cyberpresse sur mon écran, et c’est là que j’ai lu la nouvelle : Guy Turcotte déclaré non responsable. Ça m’a saisit comme un électrochoc. Tellement que j’ai relu la manchette à haute voix pour faire part de mon étonnement: Guy Turcotte déclaré non responsable.

Esther et Flavie m’ont regardé et j’ai senti que je venais de leur faire mal. On a partagé notre malaise pendant quelques minutes, puis on a continué à travailler avec une douleur en dedans qui ne passait pas.

Quelques jours plus tard, elle ne passe toujours pas. Pourtant, j’ai tout lu ce qui s’est écrit sur le sujet pour essayer de comprendre et calmer mon vertige. Ils ont été nombreux à nous l’expliquer ce verdict de non responsabilité criminelle en raison de troubles mentaux…

Les onze jurés ont fait leur devoir. Ils ont fondé leur décision sur les faits qui leur ont été exposés et sur les opinions des experts entendus. Ils s’en sont remis à l’article 16 du Code criminel qui prévoit que la responsabilité criminelle d’une personne ne peut pas être engagée si cette dernière, au moment du crime, ne faisait pas la distinction entre le bien et le mal, ou n’était pas en mesure d’apprécier la nature et la qualité de ses actes. Je comprends tout ça, mais la douleur est toujours là. Je dirais même qu’elle fait encore plus mal.

Les esprits rationnels ne devraient pas mépriser les gens qui, comme moi sont abasourdis par le dénouement de l’affaire Turcotte. Nous ne sommes pas d’émotifs vengeurs qui désirent lyncher l’homme qui a tué ses enfants. C’est beaucoup plus complexe que ça. Et ça va bien au-delà de cette cause.

Mardi, c’est la vie qui a perdu, une fois de plus.

Dans le monde des humains, la vie ne vaut rien. On se l’enlève, on se la gâche, on se la casse. La vie passe après l’argent, après le pouvoir, après Dieu. La vie passe même après l’amour. Alors on tue pour l’argent, pour le pouvoir, pour Dieu et même pour l’amour. Le monde se fout de ce qu’il y a de plus important. Le monde est fou. Le monde ne distingue que son bien et que son mal.

Et plutôt que de changer, que de bâtir une société qui placerait la vie au-dessus de tout, l’humain préfère justifier sa folie, l’excuser, la codifier. En fin de compte, les morts ont toujours tort. De toute façon, on ne peut plus rien faire pour eux. Alors on ne fait rien. Mais, ce faisant, on ne fait rien pour les prochains non plus.

Et c’est ce qui me fait le plus peur dans toute cette affaire, cette rationalisation de l’horreur. Cette défense de l’indéfendable. Ne nous demandez surtout pas de l’accepter. Les circonstances ne devraient jamais nous permettre de manquer à notre plus grand devoir d’êtres vivants : celui de prendre soin de la vie. Un parent a le devoir de prendre soin de ses enfants. Envers et contre tous, envers et contre lui. C’est ça, donner priorité à la vie.

Comment faire pour que les hommes arrêtent de se tuer ? Même pas besoin qu’ils s’aiment, juste qu’ils se sacrent patience. Qu’ils arrêtent d’essayer de régler leurs problèmes en éliminant les autres.

Où s’apprend le respect ?

Où s’apprend le sens des responsabilités ?

Où s’apprend la vie ?

À l’école ? À la maison ? Nulle part ?

Nous avons créé une société d’irresponsables. Et bien sûr, ce n’est la faute de personne.

Les questions fondamentales, on ne se les pose jamais, tellement on est pris par l’économie, la politique, le sport et les vedettes. Puis arrive un événement qui nous frappe au cœur. Qui nous fait nous sentir mal. Faut surtout pas se rassurer en se disant que tout est correct. Que la loi, c’est la loi. Que le système est ainsi fait. Qu’il faut tourner la page. Et passer à autre chose.

C’est l’inverse qui n’est pas normal. Toutes ces morts qui nous indiffèrent. Toutes ces morts qui ne nous empêchent pas de dormir. Toutes ces morts qui ne nous font pas mal. Pour une fois qu’il y en a deux qui nous bouleversent, laissons cette émotion nous nettoyer l’intérieur. On en a tellement besoin.

Il y a quelque chose de pourri au royaume des humains, et j’ai bien peur que ce soit notre âme.

La sentence de Guy Turcotte aurait été autre, la réalité serait la même, c’est juste qu’on ne l’aurait pas eue dans la face à ce point. Deux enfants sont assassinés. Personne n’est coupable.

C’est la vie.

Ce n’est rien.

lundi 25 juillet 2011

Le silence est un ami qui ne trahit jamais

Chaque jour je m'enfonce un peu plus dans ce gouffre. Ayant abandonné les mauvaises personnes, la solitude et le silence me hante. Je sais qu'aujourd'hui on ne pense plus qu'à ses propres problèmes mais je crois au miracle. Alors j'attends patiemment que quelqu'un ou quelque chose me remonte à la surface et me face redevenir celui que j'étais.
H0pe-again

 Texte adapté de HOpe-again: http://h0pe-again.skyrock.com/

mardi 12 juillet 2011

La recherche d'absolu

Le mythe du grand amour...être à la recherche de la femme idéale, du grand amour de sa vie, de celle qui est vraiment faite pour nous, celle que nous aimerions plus que toutes les autres et qui nous comblerait vraiment.

Cette quête fait malheureusement (ou heureusement, c'est selon et ça dépend d'où l'ont se place) partie de ma vie. Il serait facile d'écrire un beau roman d'amour romantique en s‘inspirant que de ça. Et plusieurs l'ont fait depuis longtemps...je vais y revenir plus loin.
Quand on y regarde de plus près, cette quête est vouée à l'échec et seule la multiplication des déceptions provoque le changement.  En effet, la femme idéale n'existe pas. Et oui, je l'affirme haut et fort. L'absolu...tout cela ne dure qu'un temps...et pourtant j'y ai cru et y crois encore parfois... Malgré de belles qualités, les femmes ne sont jamais parfaites, jamais à la hauteur du mythe auquel elles sont comparées et c'est très bien ainsi car je suis très loin de la perfection moi-même et j'ai commis beaucoup d'erreurs dans le passé, comme croire que plusieurs n'ont pas été à la hauteur...car mes attentes envers elles étaient démesurées.

Reality bites (Winona Ryder et Ethan Hawke)

Pourtant, je ne suis pas un imbécile (quoi que!). Comment est-il possible que l'on apprenne pas de ses échecs, que l'ont soit incapable de corriger l'erreur fondamentale qui condamne sa démarche à un échec certain? Peut-être au fond ne suis-je qu'à la recherche de vieux souvenirs...le problème c'est que j'ai justement eu la chance de revivre ses souvenirs et que j'ai encore aimé cela comme au premier jour et pourtant, elle a choisie de retourner vivre sa vie rangée plutôt que d'alimenter un feu qui ne cherchait qu'à nous enflammer.

Je suis conscient de tout ça...mais j'aime les sensations...j'aime atteindre un niveau auquel je n'ai jamais accédé et que peu de personne auront la chance de connaître et de vivre dans leur vie...et pour ça, j'ai besoin d'y croire, d'avoir espoir que ça peut arriver à nouveau...c'est ce que j'appelle entretenir sa braise... car si tu souffles sur une braise chaude, la flamme renaît...et quand on a le feu, ça donne envie de vivre.

Vous avez peut-être déjà vu Reality bites...bon certains diront que c'est un film plus de filles que de gars but who cares? Je suis sur mon blog et j'ai le droit de dire c'que je veux (!) alors j'affirme haut et fort que j'adore ce film :) Bref...là où je veux en venir, c'est difficile à vous expliquer... mais une scène de ce film exprime bien ce que je tente de décrire quand je parle de ma vie......car ma vie amoureuse ressemble à cet extrait de 58 secondes...mais c'est ça qui me fait vibrer...que voulez-vous...



Lelaina Pierce: I was really going to be somebody by the time I was 23.
Troy Dyer: Honey, all you have to be by the time you're 23 is yourself.
Lelaina Pierce: I don't know who that is anymore.
Troy Dyer: I do. And we all love her. I love her. She breaks my heart again and again, but I love her.

She breaks my heart again and again, but I love her. Puis, sans qu'on s'y attende, on trouve le réconfort du moment dans les bras d'une autre en voulant y croire...et puis ça nous revient...again and again...mais au moins, il y a là l'espoir que la magie opère à nouveau.

dimanche 10 juillet 2011

Ceux qui s'aiment savent s'attendre

C'est en écoutant le récit du deuil que vie Isabelle Gaston à l'émission On prend toujours un train pour la vie ce soir que m'est venu l'idée d'honorer le décès tragique d'Oliver et d'Anne-Sophie qui fait la manchette depuis 3 mois et dont le verdict de non culpabilité pour troubles mentaux de leur père, un assassin a fait sursauter le Québec en entier.

Cette femme digne et forte a de quoi en inspiré plusieurs. Sa peine est bien là, mais cette mère, à qui l'inimaginable est arrivé garde la tête haute et a le coeur emplie de résilience et d'une force qui commande le respect et l'admiration, vraiment. L'avis de décès qu'elle avait préparé pour ces enfants laissait aussi entrevoir qu'elle genre de femme elle était:
À la douce mémoire
d'Olivier & Anne-Sophie TURCOTTE
2003 - 2009 et 2005 - 2009
Vos vies ont été volées et votre présence auprès de moi trop courte. Je me demande pourquoi des choses comme celles-là arrivent. Pour vous, j’apprenais à me dépasser pour vous accompagner dans ce monde qui est rempli de belles choses. Je suis chanceuse d’avoir été choisie pour être votre maman car vous étiez exceptionnels.

J’ai expérimenté, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai voulu à l’occasion démissionner car avouons-le… c’est pas toujours facile d’être parent. Je vous aime et souffre de votre départ. Je garde dans mon cœur l’intensité de vos personnalités et la douceur de vos câlins et bisous. Attendez-moi, au-delà de cette vie, car les gens qui s’aiment savent s’attendre.

Olivier, mon champion et Anne-Sophie, ma grande fille prenez soin l’un de l’autre.

À bientôt mon ti-loup, à bientôt ma cocotte. Maman,xx.
S.V.P. : N’envoyez aucune fleur. Elles seront jetées de toute façon et je déplore cela depuis toujours. Mes enfants méritent plus. Prenez l’argent et offrez-vous du temps avec vos proches, soutenez une cause dans notre monde, offrez un café à un itinérant, faites un gestes tendre envers un vieillard, etc.
Bien égoïstement, j'ai retenu une phrase qu'elle a dite...le genre de phrase qui me marque et donc je dois faire état: "Ceux qui s'aiment savent s'attendre"...j'ai trouvé cela très beau...et j'aimerais tellement que ce soit le cas et que C. aille entendu ça...! Mais qu'est-ce que le poids de mes amours tourmentés face à un pareil drame?

Lorsque le verdict du jury est tombé cette semaine, je ne savais trop que penser de toute cette histoire...je m'attendais à une inculpation de double meurtre au second degré pour être honnête...et comme j'évite de juger trop rapidement ce qui se véhicule dans les médias et les lignes ouvertes, je préfère digérer le tout avant de me prononcer...mais ce soir, c'est clair dans mon esprit que ce père est coupable d'avoir tué ces deux enfants...il ne peut en être autrement...maladie mentale passagère ou pas, il est responsable de leurs morts en ayant voulu venger sa haine envers son ex-conjointe pour leur récente séparation...quoi de plus ? Rien justement...mais il va s'en sortir au niveau de la justice...et peut-être va-t-il même réussir à vivre...du moins dans cette vie.

Ce verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux n'est pas facile à accepter. Ni facile à comprendre...et pourtant, Isabelle Gaston trouvera les mots justes:

Isabelle Gaston
«Je ne veux pas qu'on oublie Olivier et Anne-Sophie. Leur court passage dans ma vie et un peu dans la vôtre devrait nous faire comprendre que les adultes n'ont pas de droit de vie ou de mort sur les enfants. Ils n'ont pas le droit à une quelconque violence. Et ce, peu importe les conflits et les tourments qu'ils pourraient eux-mêmes avoir dans leur vie. Face aux épreuves, on doit choisir de se relever parce que personne ne peut vivre notre vie à notre place.»


On remet souvent des médailles de bravoure aux soldats, des médailles de courage aux pompiers ou au policiers qui sauvent des vies...cette femme mérite tout cela et plus encore. Je lui souhaite sincèrement une nouvelle vie des plus heureuse.


Source textes et photos: http://www.avisdedeces.ca/moddeces-avis_de_deces-650-fr-37901-olivier___anne_sophie%20turcotte%20montreal.html
http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/proces-de-guy-turcotte/201107/06/01-4415367-isabelle-gaston-je-suis-fatiguee-mais-javais-besoin-de-savoir.php

mercredi 6 juillet 2011

Rêver


On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu’il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d’entre nous, les déterminés s’accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu’on se retrouve en face d’un rêve tout neuf qu’on avait jamais envisagé. Un jour on se réveille, et contre toute attente, l’espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c’est d’être encore capable de rêver.

Grey’s Anatomy, Meredith Grey.

Source image: http://photocompetition.hispeed.ch/seo/photo/373822/day_dreaming/women_lady_girl_b_w_black_and_white_day_dreaming_life_sad.html

mardi 28 juin 2011

Quand les fondations sont solides...tout le reste peut être réparé

....Hummm...j'ai entendu cette phrase aujourd'hui dans le film La foire aux malheurs, un vieux film qui raconte l'histoire d'un jeune couple qui place toutes ses économies dans l'achat d'une vieille maison. Dès qu'ils emménagent, tout l'intérieur commence à s'effondrer...

Je ne sais pas que penser de cette affirmation (voir le titre) en fait...je dirais: ça dépend! Tu fais pas du neuf avec du vieux...! Si tu passes tes journées à réparer, t'es p-être mieux de regarder une autre maison non?

Cela dit, je connais plusieurs personnes qui ont une fissure dans les fondations et qui vivent avec ce "vice-cachée-connu"...l'eau entre et ils la regarde s'infiltrer et font semblant de rien...ils croient que les fondations vont se réparer seules ou ils les laissent consciemment se détériorer...

Comment font-ils dites-moi?

mercredi 22 juin 2011

Le sourire amoureux

Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites.

[Marc Lévy]
Ce matin, je travaillais à rédiger une note et comme c'est souvent le cas lorsque je compose un texte un peu complexe, j'avais besoin de ma bulle pour me concentrer. Pour y arriver, j'écoute, random, mon répertoire de musique mp3.

J'avais, plus qu'à l'habitude, vraiment de la difficulté à placer mes idées si bien que j'allais régulièrement jeter un oeil dans mes boîtes de courriel (rien pour aider, vous avez raison). Toujours est-il que pendant que jouait Too much love will kill you (pur hasard, je le répète), je reçois, d'un ami de longue date, des photos qu'il avait pris il y a 8 ou 9 ans et que je n'avais jamais vu. Spécifions que je n'ai pas énormement de photos de cette période de ma vie, si bien que les seuls souvenirs que j'ai sont davantages liés à des paroles qu'à des images.

Lorsque je me suis revu, souriant, les traits début vingtaine, l'air fringuant et sûr de moi, j'me suis à l'instant souvenu de ce que j'ai l'air quand je suis en amour (car je l'étais à ce moment là).  Sans m'y attendre, j'ai eu soudainement les yeux pleins d'eau. Celà m'a rappellé une époque où, je l'ignorais, j'avais le coeur rempli d'amour, mais aussi de grandes espérances. Et pourtant, je me rappelle que c'était le temps où je vivais de grandes instabilités sur le plan matériel, au travail et financier...mais j'avais l'air frais comme une rose. C'est un sentiment étrange...un mélange de mélancolie et d'espoir je dirais...Qu'on le veuille ou non, l'amour change notre sourire, notre regard, nos traits. Être heureux, ça me rend plus beau.

Ces jours-ci, c'est plutôt difficile. J'ai vraiment l'impression que je m'enfonce un peu plus dans le gouffre de Kalte, mon propre gouffre quoi.  La solitude me hante depuis quelques temps, j'ai l'impression d'avoir le visage dénué d'expressions heureuses...et quand je souris, je pense que personne ne remarque à quel point j'aimerais être à nouveau en amour. Mais contrairement à une pizza, je peux pas en commander de ça.

Quand vous aimez quelqu'un comme j'ai aimé, cette personne fait partie de vous. C'est comme si vous étiez attaché par une corde invisible et peu importe si vous êtes loin, vous pouvez toujours la sentir. À présent, à chaque fois que je touche cette corde, je sais qu'il n'y a personne au bout, et personne semble pouvoir la remplacer, et c'est p-être ça le plus angoissant.

Source image: http://h0pe-again.skyrock.com/6.html

dimanche 19 juin 2011

L'accomplissement


Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit.
[René Char]
C'est en regardant un vieux film culte dont je tairai le nom car c'est vraiment un film de fille mais que vous allez deviner facilement (orgueil de gars mal placé) vendredi soir que m'est venu cette réflexion. Deux des acteurs, Jerry Orbach et Patrick Swazye qui y jouait n'était plus de ce monde. Et pourtant, leur brio et leur prestation dans ce film restera à jamais.

Swazye en 1987
Orbach, est décédé en 2004 d'un cancer de la prostate et Swazye en 2009 d'un cancer du pancréas, il n'avait que 57 ans. La prestance d'Orbach (pas seulement dans ce film) m'a toujours impressionné...comme s'il commandait le respect tellement il actait avec justesse. Quant à Swazye, il était beaucoup plus qu'un acteur, il était un excellent danseur et réalisateur et ses films demeureront à jamais dans l'imaginaire des gens tellement certains ont marqué son époque. était devenu une icône du cinéma. Ses rôles marquants l’ont fait entrer dans les souvenirs et les cœurs.


Swazye qui lutte contre le cancer en 2009
Tout au long du film, jme demandais à quel point ces deux acteurs, Swazye en particulier, ont eu la chance de "laisser leurs empreintes" dans l'histoire (cinématographique dans ce cas-ci) et jusqu'où ils sont allés afin de vivre leur vie à fond afin d'atteindre le sommet dans leur métier, mais aussi en tant qu'hommes. Je m'explique.

Selon Maslow (bien connu!), le besoin d'accomplissement d'une œuvre ou d'un engagement consiste à permettre à sa personnalité de s'épanouir et à se montrer capable d'accomplir tout son potentiel : « Ce qu'un homme peut être, il doit le devenir ». Cette tendance peut être formulée comme le désir de devenir de plus en plus ce que l’on est, de devenir tout ce que l’on est capable d’être. Wow...j'aime ça, c'est comme de la musique dans mes oreilles. Mais voyons encore:

Les individus accomplis agissent avec spontanéité, simplicité et humour, sans détours, ni affectation ou efforts pour paraître, et se consacrent, de manière éthique, à des questions qui dépassent leur simple intérêt personnel, ayant le sentiment de devoir accomplir une mission.

Ils paraissent libres, ne dépendant guère de satisfactions externes, auto-déterminés, autonomes, appréciant la solitude, n’ayant aucune crainte de se retrouver seuls face à eux-mêmes, mais ressentant paradoxalement un sentiment de parenté avec tous les hommes. Ils considèrent en toute humilité qu’ils peuvent apprendre de chacun, mais préfèrent des relations authentiques et profondes, donc peu nombreuses.
Ils ont conservé ou peut-être retrouvé la faculté de s’émerveiller, y compris dans le quotidien, en pleine banalité apparente et font toujours preuve de créativité, usant d’une certaine “seconde naïveté“. Ces personnes parviennent à déjouer les antagonismes, à résoudre des dichotomies telles que égoïsme et altruisme, travail et loisir... Ils sont synergiques.
Bon...là, je vous entends dire: "C'est quoi le lien avec la vie de ses deux acteurs?", je ne les connaissais pas personnellement et bla bla bla...le lien dépasse pour moi comment ces personnes étaient réellement (dans leur vraie vie, au quotidien), c'est plutôt l'image qu'ils ont laissé en héritage pendant leur passage qui m'inspire et me parle. Ils sont de bons exemples d'accomplissement quoi...Leur perfection du jeu, leur don de soi, et l'impression que la vie doit être pleinement vécue car elle peut nous être enlevée à tout moment. C'est p-être aussi que je vieillis, qui sait...mais toujours est-il qu'en visionnant ce film, j'ai fait énormément de projections sur ma propre vie.

Qu'est-ce que je veux vraiment accomplir ici? Orbach et Swazye me semblaient avoir atteint le haut de la pyramide pendant ce film...ils ont marqué les mémoires, peut-être inconsciemment à l'époque, mais c'est l'impression que j'avais vendredi soir...puis le cancer les a tous deux emporté précipitemment. Sur leur lit de mort, jme dis qu'ils ont p-être pensé:...j'ai donné tout ce que j'avais et quand les gens réécouteront ce film, ça leur donnera un peu de bonheur. Bref, le fait de regarder ce film intemporel, devenu culte, et réaliser aujourd'hui, que ces deux formidables acteurs n'étaient plus de ce monde car emportés par la maladie, m'a visiblement questionné sur l'empreinte d'accomplissement que je voulais, moi aussi, laisser ici-bas.

L'argent, la sécurité, la liberté, l'indépendance, mes valeurs profondes...tout cela s'entrechoque...on ne peut pas tout avoir, déjà que jme permets un rêve par an...il m'est difficile de concilier tout cela en ce moment...j'aimerais tout avoir mais j'estime que le coût à payer serait trop élevé pour l'instant...mais d'autre part, bien que dans toute chose que j'entreprends, je donne mon maximum...n'en demeure pas moins que la vie se doit d'être pleinement vécue non? Parce que demain, il sera p-être trop tard...difficile de trouver l'équilibre non?


Source citation:
http://www.naturavox.fr/sante/L-accomplissement-de-soi-selon-Maslow
Source image: http://teemix.aufeminin.com/star/photo-303194-patrick-swayze.html
Source image: http://kawasakiofstatesville.com/time_management/1892-5-nasty-emotions-that-could-be-stopping-you-from-living-your-dreams.html

jeudi 16 juin 2011

Et passent les jours

L'instant d'un souffle je respire et demain se pointe déjà.

Les nuits se déchaînent, la lune m'ignore et se moque de moi.

Le temps me ronge, le sable file entre mes doigts.

Le passé revient puis repart, le futur ne se dévoile pas.

Tout m'échappe et la vie continue.


Photo: Kalte

dimanche 12 juin 2011

Du chaos naît une étoile

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... Mais j'ai survécu !
Et je vis encore !Et la vie, je ne m'en passe pas... Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !
Charlie Chaplin


Source image: http://www.casafree.com/modules/xcgal/displayimage.php?pid=28257

jeudi 9 juin 2011

Le bonheur si je veux

Lorsque j'ai repris contact avec C. il y a 2 ans, elle affichait ces mots gravés dans le sable. Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase m'est revenue ce soir.

Le bonheur n'est pourtant pas toujours présent dans ma petite vie et parfois je n'y crois plus. Puis, il revient, comme ça, sans prévenir. Le bonheur est éphémère.

Le paradoxe de cette phrase, c'est que j'ai souvent l'impression que même "si je veux", le bonheur n'est pas toujours au rendez-vous quand j'en ai envie. Peut-être que tout est une question de perception...faut-il voir le positif dans chacun de nos petits malheurs? Probablement.
"Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur."
J'ai pourtant souvent l'impression de passer à côté du grand bonheur, ce n'est pas faute d'occasions. Je manque probablement de courage et suis trop exigeant parfois, je sape donc mon propre bonheur et la roue recommence. Triste constat non? Bon, j'exagère peut-être...peut-être que je veux trop contrôler mon bonheur et celui des autres. Peut-être que je mets la barre trop haute...? Probablement oui.
" Le seul bonheur qu'on a vient du bonheur qu'on donne."
Chaque jour qui passe, j'ai pourtant l'impression de rendre les gens autours de moi heureux. Partout où je vais, je tente que distribuer les sourires, de faire rire tout le monde, en ne prennant pas la vie trop au sérieux, en calmant les esprits, en réconciliant les parties, en mettant de l'eau dans mon vin, en contrôlant mes émotions pour ne pas blesser personnes...jme demande donc, si cette phrase est vraie, qu'est-ce que je n'ai pas encore saisi?
"L'homme souffre parce qu'il pense"
Chaque jour qui passe, je sais pourtant que je suis une meilleure personne, j'apprends de mes erreurs, tire des leçons et m'améliore sans cesse. Je le crois vraiment. Et pourtant, à l'occasion, je ressens un grand vide dans ma vie car l'amour m'échappe ou m'a échappé dans le passé.  Je ne conçois pas pourquoi cette partie de ma vie est un constat de puzzle où je cherche le morceau qui manque.

"Vivre véritablement, c’est donner un sens à sa vie, la vivre pleinement."
Donner un sens à la vie, c'est le morceau du puzzle qui me manque. Je l'ai pourtant déjà tenu au creux de ma main, mais il m'a glissé entre les doigts et j'ignore si je pourrai un jour le retrouver. J'ai tellement l'impression l'avoir perdue à jamais.

Source image: http://lafamillebricault.blogspot.com/2011/04/histoire-de-deux-amis-blessure-et.html

dimanche 5 juin 2011

Le ferrailleur

Quand je pense à lui, c'est l'image de Séraphin Poudrier (si-contre) qui me vient tout de suite en tête.

Le ferrailleur est un homme de mon village d'enfance. Comme le dit son nom, il pratique le métier de ferailleur, en d'autres mots, il ramasse le vieux fer. En fait, il ramasse le vieux fer mais aussi tout ce que les gens envoient aux ordures et qui pourrait, selon lui, encore servir ou qu'il pourrait tiré profit.

Revendant tout ce qu'il trouve sur son passage, le ferrailleur a développé, au fil des ans, un cimetière de voitures mais aussi de laveuses, de sécheuses et de vélos sur un terrain situé dans un rang de campagne. Si vous passez par là un jour, vous ne pourrez pas le manquer...

Avec les années, le ferrailleur est devenu un homme riche, voire millionnaire à vendre ses rebuts. Il vit pourtant comme un véritable fauché, dans un minuscule jumelé avec sa femme (son esclave) et son fils... son charmant fils de 320 livres qui est devenu, avec les années, la copie-conforme de son très charmant père.

Il maintient Donalda, sa jeune femme, dans une crainte continuelle, la force à manger une nourriture grossière et insuffisante.
Il ne cesse de parler d'argent et que la vie coûte chère. C'est en fait son seul sujet de conversation. Il négocie sur tout et à ses yeux, tout le monde veut l'escroquer.

Il passe de longues heures à palper et à caresser les pièces d’or qu’il conserve, au grenier, dans des sacs d’avoine.
Vivant reclus, le ferrailleur se promène toujours habillé en vêtements souillés d'huile, de suie ou de je ne sais trop quoi encore...de son repas de la veille p-être bien. Il a l'air d'un vieux mendiant sur Ste-Catherine.
Il vivra donc solitaire, dans sa lugubre maison, dévoré par son vice, obsédé par la crainte des voleurs et de l’incendie
Cet homme avare a pourtant, lentement, racheter avec les années, tous les immeubles à logements du coin qui était laissé pour presque rien. Rafistolant, pour ne pas dire "patchant" les petits bobos de ces immeubles avec quelques boîtes de clous recyclés, le ferrailleur loue pourtant ceux-ci à un prix bien au-delà de ce que cela vaudrait normalement, comme il a le monopole des immeubles à logements dans le coin.

Il prête son argent à des taux usuraires et garde, s’il le peut, les gages que ses victimes lui confient
Je me demande parfois comment peut-on vivre ainsi, comme un véritable pauvre alors que tout le monde sait combien il peut être riche?
Uniquement obsédé par la pensée de son trésor, Séraphin s’élance dans les flammes où on retrouve son cadavre calciné, la main crispée sur une pièce d’or.
Source image: http://www.radio-canada.ca/culture/cinema/v2/200208/23/001-seraphin.asp
La vie est faite de choix. Si vous êtes arrivé ici, c'est que vous l'avez choisi.