mercredi 31 juillet 2013

La Girafe

J'ai entendu ce matin à la radio que la période de 14 à 22 ans est, semble-t-il la période où l'on s'imprègne le plus de la musique que l'ont aimera le plus tout au long de notre vie, celle que l'ont associera plus tard à de bons souvenirs...vous savez comme dans l'expression "dans ce temps là, la musique était bonne". 

Les boomers ont eu Elvis et les Beatles des années 50 et 60, les plus vieux X ont été marqués par Led Zeppelin et Pink Floyd de la fin 60 et 70...le début des années 80 n'a marqué personne et moi, jeune X, la fin des années 80 avec les hairbands et les années 90 avec la naissance de l'alternatif. C'est comme ça, c'est générationnel.

Cette période 14-22 forme notre personnalité...les amis remplacent les parents et c'est souvent là qu'on vit d'adrénaline, des moments intenses...des choses et d'autres qui deviendront, bien souvent, de souvenirs impérissables pour le reste de la vie.  

Je disais donc que dans les années 90, j'étais en pleine adolescence...bon en 90 j'avais 15 ans mais j'ai commencé à fréquenter les bars vers 16-17 ans, c'était donc en 91-92...jusqu'à mes 22-23 ans, ce qui nous amène autour de 97-98. Des bars, j'en ai vu de toutes les sortes, des crasseux, des miteux, des places de péteux aussi...mon endroit préféré à Québec, ma place à moi, c'était sans contredit La Girafe.

La Girafe était située ici dans la côte Nérée-Tremblay. Quand on entrait, t'arrivais la face dans le vestiaire et le cover charge à gauche (quoique j'avais remarqué que bien souvent les belles filles passaient gratos). Le bar faisait 2 étages, le 1er était plutôt une mezzannine avec des tables qui donnait sur l'étage du dessous où la majorité du monde se trouvait. Tu devais descendre un grand escalier en métal pour t'y rendre et là y'avait un espace au centre pour danser (ou slamer pour certain, c'est selon l'humeur du moment), un autre bar et quelques tables de billard.

Durant mon adolescence, les bars populaires se limitaient beaucoup aux discothèques remplies de pitounes à cheveux full spray net avec de la musique boom boom. J'ai aussi fréquenté ce genre de places de façon ponctuelle, je dois être honnête, mais la Girafe se démarquait justement des autres car on y jouait que de la musique alternative et je trouvais personnellement que les personnes qui s'y tenait me ressemblaient davantage. Bref.

Bien sûr, ce qui me rappelle la Girafe, ce sont toutes les soirées bien arrosées passées avec mes amis, à festoyer, dire des blagues, regarder les filles, se saouler la gueule aussi (disons-le)...c'est aussi là que j'ai vu C. pour la première fois mais au-delà de ça, ce qui me rappelle l'endroit et tous les beaux souvenirs qui s'y sont accrochés, c'est avant tout lorsque je ré-entends certains hits de ces années-là en particulier ceux-ci: 

All over you - Live (1994)


Tellement excellent non? Ah moi je trippe encore. Étrangement, les chansons qui me rappelle la Girafe sont tellement assez précises...donc pour les slows cochons en fin de nuit, y'avait ça...

Closer - Nine Inch Nails (1994)


Pour s'énerver un peu, y'avait ça...

Killing in the name of - Rage against the machine (1993)


Et pour chiller, y'avait ça...

I will survive - Cake (1996)



Nostalgie? Absolument! Mais assumée. Avec le recul, je sais que j'ai vécu à fond mes "années rebelles", peut-être trop...je suis un grand sentimental au fond...et un authentique...ça donne ce genre de comportement j'imagine. Quand j'aime, j'aime pas juste un peu, je dévore, je savoure et je m'extasie.

La Girafe demeure pour moi un espèce d'endroit culte. Le bar a fermé peut de temps après mes vingt et un an si j'ai bonne mémoire. Un autre bar a ouvert par la suite et n'a pas fait long feu. Je suis repassé devant le spot le week-end dernier en moto...c'est fou ce que la mémoire peut provoquer comme réaction...le coeur m'a serré un peu... j'ai filé un brin tristounet de voir qu'il n'y avait plus rien à cet endroit, que des locaux vides...dommage, j'aurais aimé aller fouiner pour voir ce que c'était devenu...

Et vous qui passez par ici, avez-vous aussi ce genre d'endroit culte où vous avez trippé fort et ouvert votre âme à la musique? Allez, crachez le morceau.

vendredi 26 juillet 2013

Effluves de femme


«Elle pourrait demeurer ici, l’assaillir d’invites, de chatteries, toute la nuit provoquer son désir, répandre ses effluves». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)


Depuis tout ce temps que j'ai envie d'elle, et elle de moi...mais cet interdit, cette privation qui nourrit nos fantasmes atteint maintenant son paroxysme...Libido, flirt, désir, effluves sexuelles...tout est réuni pour une expérience....comment dirais-je, torride...?

J'ai lu que le désir est le souvenir de cette jouissance inattendue que l’on voudrait retrouver. J'ai envie de le croire. La première fois que je lui ai parlé, y'a déjà 5 ans, elle m'a rappelé C., ses répliques, son humour...sa façon de me "sizer"...comme si elle lisait en moi comme un livre ouvert, comme si elle savait sur quelle ficelle tirer, quand j'exagère, quand je fais exprès pour provoquer...quand mes paroles dépassent ma pensée...elle me ramène et ça, j'aime ça, ça m'a séduit. 

Au fil des années, notre complicité s'est accrue et depuis son retour il y a un an, nous passons pratiquement nos journées ensemble...et comme pour en ajouter...tout coule, pas d'accros, rien...qu'un mélange de rires, de jeu de séduction plus ou moins subtil...et dernièrement, une envie d'arracher nos vêtements et de se sauter dessus. On joue avec le feu? Je ne sais pas...l'interdit joue pour beaucoup dans le désir certes, mais le reste, la complicité, l'amitié, la communication que nous avons développée, ça n'a rien à voir avec l'interdit...et je ne pense pas que cela puisse s'éteindre, c’est là pour rester.

Je sens maintenant sa présence derrière moi, son énergie me transperce le corps quand elle s'approche...son corps entier m'allume, ses seins, ses jambes...que je n'ose plus trop le regarder de peur que mon esprit ne redémarre un scénario de films XXX dans ma tête...et elle me dit que c'est réciproque...qu'elle doit se protéger de ma "bulle sexuelle" de peur d'y succomber. Pcq moi je peux, elle non.

...Phéromones, relents du printemps, fantasmes refoulés? J'avoue ne plus savoir...au départ, nous trouvions agréable de combler nos vides affectifs par un petit jeu de séduction avec des règles de part et d'autres...en attendant de combler ces mêmes vides avec le temps chacun de notre côté..c'était sweet et ça développait l'amitié et la complicité de la relation...mais là, on est sur le bord de l'échapper...j'imagine que sa période d'ovulation n'aide pas non plus...bref, n'en demeure pas moins que ce genre d'effluves sexuelles, ça n'arrive quand même pas tous les jours...et on ne contrôle pas vraiment ça, même si on croit que si.

à suivre, p-être bien, et p-être pas!

mardi 23 juillet 2013

Rêver mieux


Tu ne demandais qu'une épaule
Pour t'appuyer dans mon lit, 
Dans tes bleus
Moi c'était facile dans ma tête
Je pouvais dormir et peut-être
Rêver mieux

La nuit dernière, j'ai fait un rêve étrange. Étrange dans plusieurs sens. Le premier, c'est que c'tait vraiment fucké. L'autre, c'est que V. (sur la photo ci-haut) était dedans. 

L'histoire se passe dans une espèce de commune où moi et deux autres filles, un gars et V. semblons "habiter". En fait, c'est le bordel total dans la place (typique de V., bordélique comme 10) et on semble léger en vêtement parce qu'on est pratiquement tous à poil la-dedans (et ça sent le sexe bon c'est dit). 

Bref, moi jsuis là et je tente de convaincre les autres que la place est hantée par un esprit (qui me parle genre!?), mais personne me croit...et V. ne cesse de m'argumenter, passant son temps entre la salle de bain à se préparer et le passage (comme avant quoi). Elle m'obstine sans arrêt en disant que j'ai inventé tout ça, que l'endroit n'est pas hanté et blablabla....En fait, je ne comprends pas du tout ce qu'elle fait là, mais bon, comme elle était nue bien, ça m'a rappelé quelques souvenirs de nos ébats...passons.

Dans le 2e acte (car oui, on change de scène a moment donné), jme transporte dans un stationnement sous terrain miteux où je cherche ma voiture et où je m'obstine avec le simili valet que ma voiture a disparue et que jme la suis fait voler...mais j'ai l'impression que le valet en question est impliqué dans le vol...je cherche avec lui mais je ne trouve pas...ET LÀ JME RÉVEILLE!

Super hein! What a dream...! Ironie, sarcasme, je plaisante quoi. En me rendant en direction de la douche, je feelais wierd...je n'ai pas reparler ni revu V. depuis un bon moment et je ne pense pas vraiment souvent à ce qu'elle devient...alors j'ai trouvé ça étrange...et jme demandais pkoi j'avais passé 5 ans de ma vie avec une fille pour en arriver, 6 ans plus tard, à rien de vraiment concret, si ce n'est que quelques souvenirs et quelques photos de nos années passées ensemble. Temps perdu? Je n'irais pas jusque là...mais bon, si c'était à refaire, ce serait assurément différent.

N'en demeure pas moins que je ne sais pas c'est quoi ce rêve... je ne sais pas ce que V. fout dans mon rêve, je ne rêve jamais d'elle et je n'ai pas compris le 2e acte. 

Adeptes de Freud, je vous écoute.

lundi 15 juillet 2013

Connectée?


Qu'est-ce que tu fous? T'attends notre prochaine vie?

Pile sur ton orgueil et donne-moi des nouvelles.


mardi 9 juillet 2013

lundi 8 juillet 2013

Le film de ma vie en 25 actes

"Accomplis chaque acte de ta vie comme s'il devait être le dernier."
Marc Aurèle

Inspiré par Juju qui devait écrire "le film de sa vie" pour son défi.

  1. An 0 - Naissance dans une grosse ville.
  2. An 1 à 5 - Vie à la campagne. La ferme, la forêt, les champs. 
  3. An 6 - Décès de ma grand-mère maternelle. Premier contact avec la mort... 
  4. An 7 - Je change d'école primaire en 2e année. C'est le début de la belle enfance.
  5. An 9 - Première moto. La vie au chalet, les cousins, les cousines, le hockey. La vie est simple.
  6. An 11 - Premier but au hockey. J'étais Pee-wee et je m'en souviens comme si c'était hier. 
  7. An 13 - Début du secondaire. Premier french kiss. Wooo, j'aime ça! :)
  8. An 14 - Premier emploi comme marqueur au hockey. Now I made some money.
  9. An 15 - Début comme arbitre au hockey. Je ferai ce job pour les 12 années à suivre...
  10. An 16 - Premier amour (A). Mon coeur bat fort et ma tête fait wow. La vie, c'est l'amour.
  11. An 17 - Bal de finissant du secondaire. Cheveux long, je suis populairement drôle. Première peine d'amour. Mon coeur et ma tête veulent se fendre.
  12. An 18 - CEGEP - Bars - Bières - Fun - Partys - Première voiture - Premier emploi comme animateur. La vie est bonne.
  13. An 18 et 6 mois - Deuxième amour (C). Cette fois, mon coeur explose. She's the one. 
  14. An 19 - Début du bacc. Université - Premier appart à Sherbrooke - Premières dettes 
  15. An 19 et 6 mois - 1re rupture avec C. Mon monde s'écroule. La vie, c'est semé d'embûches.
  16. An 21 - Fin du bacc. Début du 1er certificat - Arrivée à Québec
  17. An 23 - Je renoue avec  C. J'emménage avec elle. Je suis promu Directeur. La vie est belle.
  18. An 25 - 2e rupture avec C. Mon monde s'écroule (encore). 
  19. An 27 - 3e amour (V). L'amour, ça pourrait être ça finalement.
  20. An 31 - Je décroche un emploi dans la fonction publique.
  21. An 32 - Rupture avec V. Tournant de vie, incertitudes.
  22. An 33 - J'achète la moto que je désirais depuis que j'étais ado.
  23. An 35 - Grosse année. Première maison. Nouvelle aventure avec C., volte-face...vous connaissez la suite. Je porte mes 3 grands parents restant en terre. La vie peut être cruelle. 
  24. An 37 - Méga road trip sur la côte est: Boston, Cape Cod, Atlantic City, Philadelphie, Washington. Fini le tabac. Je commence une remise en forme le 18 juin 2012. 13 livres de perdues, d'autres viendront.
  25. Le 25e acte est à venir...je laisse le "carreau ouvert", j'espère pouvoir y placer quelque chose de beau prochainement...Carpe diem.

jeudi 4 juillet 2013

Salut Dédé



Tu me manques mon Dédé...ta musique, ton authenticité, ta fraîcheur, tes mots...j'en aurais tellement besoin ce soir. Ce vide que ton départ a créé n'a pas été comblé...quand ta musique joue à la radio ou résonne dans un bar, le temps s'arrête à chaque fois pour moi. Je m'arrête pour t'écouter, te comprendre...de constater quel talent tu avais. Je m'arrête et je voyage dans ma tête...tes mots deviennent miens, j'ai juste envie de revenir en arrière, de remonter le temps et d'arranger une couple de choses.

Mais tout ça c'est du passé, c'est de la nostalgie et c'est pas bon d'être nostalgique y paraît...mais tu sais quoi, j'm'en fous de ce que les autres pensent...des fois, j'ai envie de filer de même...je l'aime mon passé, il a fait c'que je suis, il me coule dans les veines ce passé là.

Pis fuck, des fois j'ai juste envie d'envoyer chier l'univers même si j'sais bien que l'univers m'a rien fait...c'est comme ça des fois...on a envie de tout crisser ça là, de tout vendre et de foutre le camp faire une nouvelle vie ailleurs...puis ça nous passe...on réalise que dans le fond, on est chanceux, privilégié et bien entouré de personnes qui nous aime...elles nous le disent pas, c'est vrai, mais on le sait, c'est tout. On le sait parce ces personnes restent dans nos vies, pas besoin de plus. Et pourtant, parfois, on a des moments de faiblesses. C'est ça être humain j'imagine...ça fait partie du cours d'une vie.

Le nombre de citations que jpeux me répéter dans une journée pour passer à des travers des merdes qui m'arrivent parfois, t'as pas idée. Toi, t'avais ta musique, moi, j'ai mes citations...mais parfois, ça ne suffit plus...et on devient nostalgique...on se replonge dans les instants de bonheur en nous disant que "dans le temps, que c'était donc bien pas compliqué la vie"...et pourtant, où est la différence si on n'apprécie pas le temps présent? La plupart du temps, on ne se rend pas compte de la chance qu'on a de vivre ce que l'ont vit lorsqu'on le vit...et c'est souvent le cumul de pleins de petits moments mis ensemble que l'ont se remémore et non pas un moment précis, figé dans le temps. Le bonheur, ça doit être un peu de ça.
Ah! Demain dimanche, un autre jour j'm'en fous 
J'irai, j'irai dans la ruelle 
J'irai là où mon coeur m'appelle 
Y'est pas question que j'passe ma vie 
Emprisonné dans ma p'tite tête 
Je suis un félin insoumis
J'tiens mordicus à bien paraître

mercredi 3 juillet 2013

Ingrédients pour faire briller mes yeux


 On dit que les yeux sont le miroir de l'âme.  

  1. Beaucoup de complicité
  2. Une bonne dose de fous rires
  3. Une portion de sex appeal
  4. Une part de culture
  5. Une touche de féminité
  6. Une pincée d'ambition
  7. Une étincelle dans les yeux

Les ingrédients sont simples mais la recette est compliquée.

mercredi 12 juin 2013

De l'engrais pour les jonquilles

Nous rêvons de lendemains
Qui ne viennent jamais
Nous rêvons d'une gloire
Dont nous ne voulons pas
Nous rêvons d'un jour nouveau
Quand ce jour est déjà là
Nous fuyons une bataille que nous devrions livrer
Et pourtant nous dormons
Nous attendons l'appel
Sans jamais le devancer
Nous fondons nos espoirs sur l'avenir
Quand l'avenir n'est que vains projets
Nous rêvons d'une sagesse
A laquelle nous nous dérobons chaque jour
Nous appelons de nos prières un sauveur
Quand le salut est entre nos mains
Et pourtant nous dormons
Et pourtant nous dormons
Et pourtant nous prions
Et pourtant nous avons peur

[La Société des poètes disparus]

Un jour, sur cette tribune, j'ai publié un billet sur les meilleurs films que j'avais vus et avait dressé la liste des films que j'aimerais voir. Depuis, j'ai fais mes devoirs et j'ai visionné presque la moitié de ma liste mais ce n'est que plus récemment que j'ai vu La société des poètes disparus.

Avec les années, j'écoute de moins en moins de films...je suis deux séries télés et c'est déjà beaucoup de temps donc pour qu'on me prenne 2h de ma vie pour un film, il faut que ce soit bon. Ce film donc, m'intriguait depuis plusieurs années...vous savez quand tout le monde vous dit: "Quoi? Tu n'as pas vu ça?"...Euh non!...Et tu te demande ce que tu manques...ce film, bien c'était ça. 

Pour m'être fait prendre au piège quelques fois avec de vieux "classiques" comme St-Elmo's fire (qui me semblait tellement meilleur dans les années 80 qu'aujourd'hui), mes attentes étaient sommes toutes assez basses...bref.

La scène du film qui m'a surtout marquée est celle du premier cours, celui où l'enseignant amène ses étudiants devant les photos des anciens élèves du collèges...de vieilles photos en noir et blanc...et leur demande de bien examiner les anciens élèves...de regarder à travers leurs yeux, leurs espoirs, leurs aspirations.

Et c'est là que l'enseignant (joué par Robin Williams) dit quelque chose comme "Que sont-ils devenus aujourd'hui croyez-vous? Et bien...ils sont tous de l'engrais pour les jonquilles! Ont-ils pu vivre leurs vies comme ils l'espéraient vous croyez?" 

Je ne sais pas pour vous, mais c'est exactement le genre de réflexions que jme fais lorsque je vois de vieilles photographies ou que j'écoute un film dont les acteurs sont décédés. Quelle marque ces personnes ont-elles laissées ici? Qu'ont-elles accompli? Quel genre de vie ont-elles vécue? Une vie à la hauteur de leurs aspirations? ou ont-elles simplement regarder leur vie passer? Quel sens donner à tous ça?

Le film s'est par la suite déroulé (NDLR-je ferai grâce des autres leçons du film, il y en a beaucoup) mais cette phrase n'a cessé de me revenir...et cela, plusieurs jours après le visionnement. Appelez ça comme vous le voulez, on peut appeler ça un wake up call. Bien sûr, le film s'articule autour de la notion de Carpe Diem...et le fait de terminer en engrais pour les jonquilles n'est pas indissociable de cette notion.
«Et ne pas, quand viendra la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu.» 
Alors, je ne sais pas pour vous, mais si je dois finir en engrais pour les jonquilles, aussi bien de prendre les moyens afin que je vive pleinement ma vie, à la hauteur de mes aspirations. Facile à dire, moins à faire...il faut passer à l'action et faire des choix. 

Pour y arriver, jme suis questionné sur ce que j'aurais aimé accomplir jusqu'ici...mais que, pour une raison ou pour une autre (la peur?), j'ai attendu, j'ai remis à plus tard...des aspirations que j'ai mises sous la couverture en attendant l'avenir et la première réponse qui m'est venue est celle-ci: je n'ai pas voyager comme je voulais merde!

Toute ma vie, j'ai rêvé de voyager...je ne parle pas d'un tout inclus...loin d'ici, de voir le monde...L'Europe m'attire beaucoup, Moscou...l'Australie, l'Égypte. Mais voyager coûte cher et j'ai constamment repoussé ce rêve à plus tard...j'avais toujours d'autres priorités...la moto, la voiture, la maison...le temps ne s'achète pas et demain, je ne serai peut-être plus de ce monde...ou serai incapable de "saisir le jour" qui s'offrira à moi. La vie est ainsi faite. Et je ne veux pas vieillir en me disant que j'aurais dû, que j'aurais pu et que je ne l'ai pas fait. Je ne vis pas pour être un esclave mais le souverain de mon existence. C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut, est, et restera la vérité. 

Tout cela pour dire que j'ai donc décidé de prendre action et j'ai fait appel à une amie à moi qui est agente immobilière dans l'optique de possiblement vendre ma maison pour voyager. Ma décision est mûrie...mais pas définitive...bien sûr, j'aimerais voyager et garder ma maison mais bon...on a rien pour rien et je ne suis pas attaché aux biens matériels...bien que j'aime le confort et que cela puisse paraître contradictoire...mais avoir une maison pour moi n'est pas tant un rêve qu'un investissement. En attendant, jme suis ouvert un compte épargne y'a déjà 6 mois et jme suis fixé un objectif d'ici août 2014...c'est loin mais je devrais pouvoir me payer la France avec ça...à moins que je décide de vendre...bref, à suivre...on verra bien.

Alors tant qu'à finir comme de l'engrais pour les jonquilles (on va tous finir comme ça anyway), au moins, j'aurai vu quelques coins du monde et aurai ouvert mes œillères un peu plus...(le voyage est plus important que la destination!) si on a qu'une vie, aussi bien ne pas la gaspiller à accumuler des richesses...mais à la consacrer à rendre le monde un peu meilleur en m'ouvrant sur lui et sur de nouveaux horizons (c'est beau hein ça! ahaha!!) ...je dois le faire maintenant!

La vie est courte, le temps est la seule chose qui ne s'achète pas et qui nous est enlevé au long de notre vie. Our time is running out! Cessons d'avoir peur de nous-même et des autres; quand une occasion se présente, saisissons-là, car elle peut changer le cours de notre vie...dites aux personnes que vous aimez que vous les aimez...riez a en avoir mal au ventre, voyez vos amis, donnez votre maximum dans tout ce que vous entreprenez, appréciez ce que vous avez, construisez vos rêves en prenant action sur eux, voilà, carpe diem, cessons de dormir, car au réveil, il sera peut-être trop tard.

dimanche 19 mai 2013

La résurrection


"Le phénix est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection."

Non, vous ne rêvez pas...et je ne reviens pas de loin. Je n'étais pas si loin en fait...j'avais besoin d'une pause de plume...une pause de l'âme aussi. Parfois, c'est comme ça...on doit faire le vide, faire le ménage autour de soi et ne garder que le bon...ouvrir grande les fenêtre et laisser de l'air frais entrer.

Je ne suis pas meilleur qu'un autre, je ne suis qu'un humain avec ses bons et ses mauvais côtés...et j'ai encore des choses à raconter semble-t-il...du moins, j'en ressens de plus en plus le besoin. Alors voilà, fin de l'histoire. Re-bienvenue dans le gouffre.

jeudi 13 décembre 2012

Une fin dont VOUS êtes le héros


J'ai lu ce titre de billet il y a quelque temps ailleurs (je ne sais plus où) et je m'étais bien promis de le  récupérer au passage car je ne pourrais trouver un meilleur titre avant de tirer le rideau pour la dernière fois.

De 2004 à 2007, j'avais blogué pour 300 autres billets. Ma vie était alors bien différente. Puis, mon monde s'est considérablement modifié avec ma rupture avec V. 

...c'est le temps de quitter mon gouffre...le gouffre de Kalte, qui n'est rien de plus qu'inspiré de la combinaison de 2 livres dont VOUS êtes le héros...les livres que je dévorais étant jeune...et qui m'ont donné la piqûre de la lecture.

V., C. mes tops 10, tops 20, mes tounes du moments...le temps est venu pour moi de vous dire aurevoir et merci...merci de m'avoir lu, pour plusieurs, de m'avoir lu en silence (si je me fie a google analytics, vous étiez plus que 3 ou 4!), merci d'avoir laissé vos commentaires ici et là, merci à mes fidèles lectrices et lecteur(s) qui se reconnaîtrons...j'ai fait de belles "rencontres" virtuelles une fois de plus mais c'est ici que l'histoire s'arrête, je vous laisse donc compléter la fin du livre. Ce 208e message sera donc mon dernier ici, J'en ai marre...et j'ai fait le tour de ce que j'avais a me sortir des tripes... je pense, du moins, je l'espère. Il est temps pour moi de passer à autre chose. Je vous quitte donc mais j'irai vous rendre visite...à n'en pas douter.

Je me souhaite bonne route. 

dimanche 9 décembre 2012

I will catch you

Hier soir, j'avais un souper chez une amie à moi. Habituellement, nous faisons ces soupers à 7 ou 8 mais hier, plusieurs se sont désistés et nous n'étions que trois, donc moi et deux amies de longues date (je tiens à le spécifier en le soulignant). Qu'on le veuille ou non, à trois, les conversations sont souvent plus profondes qu'en grand groupe et ça laisse plus de place pour que chacun s'exprime plus longuement aussi (question de nombre et d'ambiance).

Après quelques bouteilles de vin, le sujet du mariage s'est pointé je ne sais trop ni comment ni pourquoi. Mon amie A. expliquait sa conception du mariage...le fait que ça se passait entre elle est son chum et qu'inviter des personnes de son entourage à la cérémonie n'avait pour elle aucune signification...que c'était un échange entre elle et lui...que c'était une occasion de lui partager son amour et ses voeux de passer le reste de sa vie avec lui (vous voyez le genre).

Bref, la question m'a été retournée et ma foi, j'étais plutôt de son avis. J'ajoutai toutefois que je respectais quand même ceux qui invitent plein de gens pour célébrer avec eux, et que je pouvais parfaitement comprendre...et que si c'était important pour ma conjointe de la faire devant toute la famille, je n'aurais rien contre. J'ajoutai aussi que pour moi, la symbolique du mariage signifiait de marcher côte-à-côte, ensemble...et que si l'un des deux venait qu'à tomber, l'autre serait là pour le relever.  

Mon amie A. m'a alors regarder et m'a dit: "Wow...faut jte fasse écouter une toune, ça dit pratiquement c'que tu viens de dire".

Elle m'a alors fait jouer ça:



Bon...j'suis resté un peu sans mot après. En fait j'ai juste dit: "c'est bon hein..." en faisant un peu mon innocent (typiquement masculin). Mais dans ma tête, ça me disait que c'est ce que j'aurais tellement aimé dire à C. si l'on c'était marié un jour (comme c'était prévu)...I will catch you, never let you go ...je vais t'attraper, jte laisserai jamais partir...bon je traduirai pas toute la toune mais j'trouve tellement qu'au delà du mariage, l'engagement pour l'autre, c’est beaucoup de ça. Tout ce que je souhaite, c'est d'avoir envie de dire la même chose à une autre un jour.

Une boîte de chaussures

J'ai souvenir encore d'une rue, d'un quartier
Qui me vit souffrir, grandir par les années
C'est dans un vieux taudis que dix ans de ma vie
J’apprenais à mentir, pourquoi vieillir

[Claude Dubois]

La vie file, ma vie défile. C'est fou comme l'enfance, l'adolescence passent vite. Pendant qu'on est dedans, on a l'impression que le temps n'avance pas assez vite. Enfant, on aimerait être ado, pour faire des choses cool. Une fois ados, on veut être adulte, pour gagner sa vie en travaillant. Une fois adulte, on travaille, on gagne sa vie et nous avons des responsabilités...et l'ont se rappelle qu'on était bien jeune, alors qu'on avait pas toutes ces responsabilités, qu'on se souciait de peu de choses. Paradoxalement, je réalise aujourd'hui alors que le temps, en ces temps-là, était lent mais qu'il passe trop rapidement dans une vie.

Quand on y pense, c'est vrai...l'enfance, ça dure quoi? 10-12 ans...l'adolescence, 7-8 ans? Mais la vie adulte, elle, dure bien 40 ans au moins! On est longtemps adulte...y'a comme un déséquilibre non? Après, c'est pire, on est de jeunes vieux pendant 10 ans...puis, de 70 à 90 ans, on passe le reste des 20 dernières années vieux.

Quand j'y pense, que reste-t-il de mon enfance, de mon adolescence? Beaucoup de souvenirs et une pile de photos. C'est tout. Que restera-t-il de ma vie adulte? Essentiellement la même chose...beaucoup de souvenirs et quelques CD de photos. C'est drôle, dernièrement, Yuan disait que les souvenirs d'une vie entrait dans une boîte de chaussure. Quand j'ai lu ça, ça m'a fait réaliser que c'est tellement vrai.



Source image: www.favim.com 


vendredi 7 décembre 2012

Lu aujourd'hui



"Quand l'heure de la fin approche, il semble que les athées se questionnent sur l'existence de Dieu. Quand tu passes toute ta vie sans lui, difficile de présager qu'il sera présent pour t'accompagner lors de la mort".

[L'Actualité]

mercredi 5 décembre 2012

À la confesse



Au-delà de l'aspect anecdotique, les 7 péchés capitaux représentent la nomenclature de ce que l'on peut appeler les "comportements primaires". Au second plan, ils représentent sept groupes de terminologies. 

Dans la religion catholique, les péchés capitaux correspondent aux péchés dont découlent tous les autres. Ainsi, le mot capital n'est pas en rapport avec la gravité (par exemple, le meurtre n’y figure pas ; le blasphème non plus). Il vient du latin caput (« tête »), par comparaison à cette partie du corps qui dirige l’ensemble : le péché capital conduit à d’autres péchés. Pour cette raison, la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin indique que l’appellation de « vices » serait plus appropriée que celle de « péchés ». Les sept péchés capitaux identifiés par Thomas d'Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie. [Wikipédia]

Alors, tonight is the night: je passe à la confesse. Seigneur pardonnez-moi parce que j'ai péché...!

L'Envie:  Je n’éprouve jamais une convoitise ou une jalousie pour des biens matériels qui appartiennent à d'autres. Par contre, je peux parfois envier leur situation (famille, leur position dans la société)...en fait, je suis content pour eux mais j'aimerais parfois être à leur place car j'estime le mériter autant qu'eux! ahaha alors je plaide coupable! Bref, rien de bien méchant...au contraire, ça me botte le derrière afin de viser les mêmes objectifs. En fait, je ne sais même pas si l'Envie en soi se limite aux biens matériels ou pas...ça ne me tente pas de chercher mais pour moi, c'est quand même de l'envie! On a aussi mis "l'impatience" dans ce "dérivé de péché". Je ne comprends pas trop pourquoi mais oui, je dirais que c'est même mon pire vice. Quand je dors mal ou pas suffisamment (comme aujourd'hui), c'est exposant 10. Je n'aime pas attendre en voiture, dans une file au guichet (en fait partout où y'a une file), et après les autres (même si parfois on attend après moi). Non mais je mérite l'enfer dre là. Je devrais arrêter cet exercice sur le champ.

La Gourmandise: Oooooh...Oui, je suis coupable du plaisir des sens...j'aime la bouffe. Même si je n'ai pas faim, je suis incapable de refuser un Ferrero rocher, un café au lait ou cappucino, un brownies...J'aime le goût du beurre dans qui suintent sur mes légumes et je salive, que dis-je, je savoure le saignant de mon filet mignon qui me coule sous les dents. 

L'Avarice: Hummm. Plus difficile. Autant jme rappelle qand même avoir été économe quand j'étais étudiant, autant que je ne suis plus vraiment regardant sur un paquet de choses pour lesquelles que je faisais attention jadis. Le fait d'en avoir plus a comme évacué ce côté de moi je dirais... Le seul truc ou parfois je fais attention, c'est de magasiner lorsque je fais de gros achats...sinon, je surveille bien mon budget et n'ai pas vraiment de problèmes financiers. L'autre chose, c'est que j'use mes trucs relativement longtemps...j'achète de la qualité oui, mais j'use habituellement ce que j'achète et je l'entretien (exception faite des voitures, je change aux 3-4 ans). Si je ne me sers plus d'un truc, je les donne aux bonnes oeuvres ou je les vends, ça ne traîne jamais longtemps si je juge "la chose" inutile! Pour moi, l'argent c'est fait pour vivre et les biens, je n'aime pas les accumuler s'ils ne me sont d'aucune utilité.

L’Orgueil : Ok...selon wiki, l'orgueil serait "l'attribution à ses propres mérites de qualités ou de comportements qui sont des dons de Dieu (intelligence, vertus, etc.)." Okay...!! Bon si jme fie au ptit croquis plus haut, on parle d'auto glorification, de succès et d'amour propre. Bon. Oui, je dois donc avouer que j'aime beaucoup vivre avec moi! Jme trouve pas compliqué à vivre, je m'entends toujours avec moi-même. ahaha! je déconne un peu. Suis-je orgueilleux? Pour vrai, juste correct je pense...disons que jme respecte assez pour ne pas me laisser humilier. C'est bon ça?

La Colère: Piquer des colères, pour vrai, c'est pas vraiment mon genre. Par contre, jme souviens en avoir piqué quelques unes plus jeune mais la dernière remonte à plus de 10 ans je pense bien. J'imagine que le temps m'a assagi de ce côté. Je suis plutôt du genre "calme" et élève rarement le ton pour me fâcher, si ce n'est qu'en voiture, mais ça, est-ce que ça compte? Par ailleurs, je ne suis pas revanchard mais on m'a dit récemment que j'étais rancunier. Bon...peut-être un peu...à ma défense, j'ajouterais que cela dépend de ce qu'on m'a fait! Et si vous voulez me piquer, bien y'a des sujets plus sensibles que d'autres, c'est sûr.

La Paresse (acédie): Le Catéchisme de l'Église catholique définit l'acédie, terme disparu du langage courant, comme « une forme de dépression due au relâchement de l'ascèse ». Il s'agit en effet de paresse morale. L'acédie, c'est un mal de l'âme qui s'exprime par l'ennui, l'éloignement de la prière, de la pénitence et de la lecture spirituelle. Bon...appliqué au goût du jour, j'imagine que la procrastination des tâches ménagères entre la-dedans...alors je plaide coupable une fois de plus. Par ailleurs, j'emprunte rarement la voie facile (bien au contraire) et la négligence ne fait pas vraiment partie de mon quotidien. Alors de ce côté, St-Pierre devrait pouvoir me pardonner tout ça.

L'Impureté ou la Luxure: Dans l'une des explications on définit l'impureté par "plaisir sexuel recherché pour lui-même". Si l'ont suit ce raisonnement, tous les célibataires qui ne s'abstiennent pas de s'auto satisfaire seraient des pécheurs. Par ailleurs, la luxure désigne l'excès. L'excès de quoi? De sexe? Non mais sérieusement, c'est n'importe quoi ça. Moi j'en prends tant qu'il y en a. Pas vous? :) 


Comme vous le constatez, je suis plein de vices et de défauts. Je suis un être impur. À une autre époque, on m'aurait probablement brûlé sur le bûcher depuis longtemps. Cela dit, faire cet exercice m'a quand même rappelé que j'ai vraiment tendance à oublier tous mes petits défauts (j'ai trop d'amour propre j'imagine) mais bon...!


http://www.180-360.net

lundi 3 décembre 2012

Dans ma boule de cristal


"Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé et prédire l'avenir. Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise."
[Armand Salacrou]


Depuis quelques jours, j'ai l'impression de tourner en rond, de faire du "sur place"...je ne sais plus trop ce dont j'ai vraiment envie. Sur le plan professionnel, j'ai rarement été aussi épanoui, mais pour le reste, ma vie s'en va... je ne sais où...en montagnes russes. Je sais que c'est passager, mais quand même, ça m'épuise, me gruge de l'énergie.

La nuit dernière par exemple, j'ai rêvé que j'étais père. Ce rêve m'a un peu ébranlé car c'est la première fois que j'en rêve. Y'a bien des jours où j'aimerais avoir des enfants, à moi, être père, c'est vrai. On m'a souvent dit que je ferais un bon père (je déteste quand on me le dit, même si l'intention est bonne car je sais que c'est vrai). J'y pense souvent ces temps-ci. Puis, quand je quitte le bureau vers 17h50 je pense toujours "une chance que personne ne m'attends à la maison, je ne sais pas ce que je ferais". Jme dis alors que c'est une bonne chose de ne pas avoir de famille car jme sentirais coupable de ne pas être aussi présent que je voudrais. Vraiment? Je ne sais pas...

Puis, côté coeur, j'ai parfois envie d'me dire que je ne veux pas m'attacher à personne. Comme ça, personne ne pourra me blesser et je ne pourrai plus blesser personne. Je serai heureux avec moi-même et vieillirai en égoïste pour me payer plein de voyages et de trucs pour moi. Mais la tête et le coeur ça ne fonctionnent pas comme ça. Ces pensées momentanées laissent place à mon désir de vivre qq chose de beau avec une fille faite pour moi, parce que je suis un bon gars, parce que, pour vrai, je le mérite, ne serait-ce que pour partager des moments de vie, d'avoir l'impression d'avancer un peu plus.

Vous voyez le genre. C'est ce type de questionnements que j'ai depuis quelques jours. Je veux faire les bons choix...je n'ai pas droit à l'erreur, plus à mon âge (du moins, c'est ce que je crois). Et j'ai l'impression que ça me hante. Suis-je à la croisée des chemins? P-être que oui, p-être que non, à vrai dire, je n'en sais rien, et ces jours-ci, je n'y vois plus clair et ça m'énerve.

J'ai le sentiment de retomber adolescent ou jeune adulte, que je suis dans une période importante de choix: le choix de l'université, le choix de l'entourage, les dilemmes du coeur...les doutes...ce genre de décisions (et oui, une autre).  J'me rappelle très bien de cet état d'âme...de cette période d'insécurité, d'instabilité. Bien sûr, cela n'est pas comparable: il y a moins d'inconnues, de variables à 37 ans qu'à 19-20 ans...mais quand même, je n'aime pas nager dans le brouillard, l'inconfort que ça procure.

Jme suis rappelé aujourd'hui, qu'à l'époque, juste par pure curiosité et par plaisir, alors que j'étais en voyage aux USA, j'avais consulté une voyante dans une foire. Si jme rappelle bien, j'avais payé 10$ pour me faire lire les lignes de la main. Je crois que j'avais 16 ans. La vieille dame m'avait alors révélé beaucoup de choses vraies sur mon passé, sur mon présent et quelques trucs sur mon avenir.  Jme rappelle être sorti de là totalement sur le cul tellement elle m'avait dit des trucs vrais. Pouvoirs, dons ou manipulation? Bref, cette séance de 20 minutes m'avait fait le plus grand bien, elle m'avait rassurée sur plusieurs choses dont je n'étais pas tout à fait certain. Un 10$ bien investi quoi!

Deux ans après, je suis retourné au même endroit voir si la vieille voyante était toujours au même endroit mais elle n'y était plus. De retour au Québec, j'ai alors cherché à trouver une cartomancienne qui avait bonne réputation. On m'a alors recommandé une dame qui lisait dans les cartes mais pas dans les mains. Jme suis donc rendu la voir et bon, elle m'a dit des trucs vraiment généraux et franchement, je l'ai trouvé ordinaire et jme suis dit que plus jamais je payerais pour une"tireuse de cartes".

Les années ont passées puis, un jour, ma mère est allé voir Marjolaine Caron, une médium (elle se dit "messagère") très connue. Avant de la rencontrer, elle avait dû attendre une année tellement son carnet de commande était rempli. Elle est à la retraite je crois, elle n'en fait plus du moins. Le but de ma mère était d'entrer en contact avec sa mère...rien de moins...

Ma mère est revenue de Magog totalement bouleversée de son expérience. Elle m'a appelé à Québec, m'a seulement dit qu'elle avait rencontré sa mère, que c'était incroyable et qu'elle avait abondamment parlé de moi. De mon côté, bien que je sois ouvert d'esprit (sans faire de jeu de mot) je ne croyais pas vraiment à ce genre de choses...j'veux dire oui, lire dans les lignes de main ça se pouvait, mais communiquer avec les morts, la, y'a une méchante marche..."Mon fantôme d'amour", c'est un film et je n'y croyais pas vraiment. 

J'avais 26 ans, je venais de me séparer d'avec C. depuis peu de temps et jme cherchais (encore) dans ma nouvelle vie. Puis, de passage chez mes parents, ma mère m'a tendue une lettre. Elle devait faire environ 10 pages, manuscrite. Je lui ai dit: "C'est quoi ça?" Elle m'a dit: "C'est la lettre que ta grand-mère a écrite quand elle est venue me voir". Euh....okay!! 
[Parenthèse nécessaire] 
Comment ça marche? Ce que l'ont m'a expliqué, c'est que lors séances, tu ne sais jamais qui viendras te rencontrer...tu dois penser très fort à la personne décédée avec qui tu veux entrer en contact. Puis, cette entité utilise le canal de la médium afin d'entrer en contact mais tout ce déroule par une forme d'écriture automatique, par la main de ladite médium. Ce que j'ai su après, c'est que même la calligraphie est celle du défunt...
L'autre précision a apporter (et elle est importante pour la suite) c'est que j'avais 6 ans quand ma grand mère maternelle est décédée. Malgré mon jeune âge, nous étions très proche et mes grands parents m'ont gardé tous les jours entre 3 et 6 ans...j'avais beaucoup pleuré lors de son décès et bien que je n'étais qu'un enfant, j'avais compris que je ne la reverrai jamais plus. 
Depuis ce temps, quand je ne vais pas bien, c'est toujours à elle que je pense. Je crois qu'elle est là, qu'elle veille sur moi et me protège depuis tout ce temps...c'est ma grand-maman pour la vie...je l'aimais tellement...mes yeux s'embrouillent tout à coup alors je vais m'arrêter là.
Bien qu'encore plus septique en apprenant comment ça fonctionnait, je me mis à la lecture de ladite communication entre ma mère et ma grand-mère (!!). Puis, j'arrivai sur les pages qui me concernait (2 sur 10 quand même, et on s'entend que je n'étais pas là!). "À mon petit fils adoré..." bon, je vous fait fi du reste mais je vous assure que j'étais totalement bouleversé en lisant ce qui était écrit car personne à part moi pouvais comprendre la signification de ce qui y était écrit. Je vous assure que c'était totalement surréaliste...mais après cette lecture (et le bout qui concernait aussi ma mère), je n'ai eu d'autre choix que de croire qu'il y a bien des vivants qui peuvent communiquer avec les morts...c'est même indéniable.

Bref, jme disais ce soir, en écoutant une émission sur les médiums à la télé que je devrais p-être aller en voir une...ça me ferait p-être du bien de me faire rassurer sur quelques points ou qui sait, aller piquer une jasette avec ma grand-mère ou mon ami S....sans trop d'attente, par plaisir...et par curiosité...qu'en pensez-vous? Et vous, croyez-vous aux médiums, aux voyantes et autres personnes qui ont des dons pour connaître votre passé et votre futur? Je sais, ça peut paraître désespéré mais ça ou un psy, c'est quoi la différence? Les deux sont susceptibles de nous arnaquer anyway non? ;)


Source image: http://louisvandeskelde.biz



dimanche 2 décembre 2012

The Game

L'un de mes films de suspense préféré. Si vous ne l'avez jamais vu, cet extrait devrait piquer votre curiosité...sur une magnifique chanson de Jefferson airplane. Télécino, passe nous un ptit bout de film. 



Et si vous avez deviné la fin, bien...vous mentez...!

dimanche 25 novembre 2012

Noël corrompu



Quand on laisse mourir le feu de Noël, il n'y a plus qu'un moyen de le rallumer. C'est d'aller chercher le feu des étoiles.

Pierre Jakez Hélias [ Les autres et les Miens (1979) ]


Je discutais de de la signification de Noël avec une amie aujourd'hui. Tous les deux, on s'entendait pour dire que Noël ne nous rendait pas vraiment heureux...que Noël sans des enfants, ce n'est pas pareil...y'a pas de magie...que Noël et le Jour de l'An, on a juste hâte que ce soit passé. Puis, j'ai reçu ce texte de Laporte par courriel, par hasard. En fait, il date de 2010 mais il résume en partie le fond de ma pensée...

"Noël corrompu"
"Les vitrines des magasins sont toutes décorées. Le compte à rebours a commencé. On a moins d'un mois pour acheter tous les cadeaux qu'il nous faut acheter. Pour envoyer toutes les cartes qu'il nous faut envoyer. Pour aller à tous les partys où il nous faut aller. Pour décorer le sapin qu'il nous faut décorer. Pour recevoir toute la famille qu'il nous faut recevoir. Pour donner à toutes les guignolées auxquelles il faut donner.
Et durant ce tourbillon de figures imposées qu'on appelle le temps des Fêtes, jamais on ne prendra le temps de se demander: pourquoi on fait tout ça? On ne se pose tellement pas de question, on est tellement dressés, on est tellement programmés qu'on ne sait même plus ce que l'on fête. Pas grave...
Le pape du Vatican nous dit que l'on fête Noël.
Le pape du Plateau-Mont-Royal nous dit que l'on fête décembre.
Alors, on fête...
Comme Stromae dirait, alors on danse... 
Même si on en n'a pas vraiment envie. Les gens embarquent dans le traîneau du temps des Fêtes, en n'ayant hâte que d'une chose: que la promenade finisse au plus sacrant. Qu'on se retrouve au plus vite après les Rois et que la vie normale reprenne son cours. Pourtant, ils vont décorer leur maison, ils vont acheter des cadeaux à tout le monde, ils vont sortir, ils vont recevoir, ils vont s'étamper un sourire dans la face mais sans que cela ne leur procure le moindre bonheur. Le temps des Fêtes est une tâche. Un mal nécessaire. Comme le dentiste et l'impôt. C'est pas joyeux Noël, ni joyeux décembre. C'est coûteux Noël, coûteux décembre. Il y a dans toute cette abondance de lumières, de bébelles et de bouffe, un grand absent: le sens. Quel sens donnons-nous à nos actions du temps des Fêtes? Euh... J'sais pas... Et vous? 
C'est plate, si on pouvait l'acheter au magasin, le sens, ce serait fait. On pourrait le cocher sur notre liste. On a trouvé un sens. Next! Mais trouver un sens, ce n'est pas aussi simple que de trouver un centre de table.
C'est pour ça qu'on est si nostalgiques des Noëls de notre enfance. Des Noëls blancs, des Noëls purs. Tout avait un sens. On fêtait le petit Jésus né dans une étable, à minuit, la nuit de Noël. On avait tous une crèche dans la tête. Et on voyait la scène comme si les caméras de CNN avaient été là. Le petit bébé dans la paille, sa maman vierge qui le contemple, le père bienveillant qui les surveille, l'haleine du boeuf, de l'âne et de l'agneau qui les réchauffe et l'étoile qui brille tout en haut servant de GPS aux rois mages qui accourent porter des cadeaux. 
Et il était né pourquoi, le petit Jésus? Pour sauver le monde. Ça, c'était du sens! Fêter Noël, c'était fêter notre Sauveur. Méchante bonne raison de décorer et de faire cuire la dinde. Un sauveur, ça ne naît pas tous les jours. Bon d'accord, il ne nous avait pas sauvés au complet encore mais il était censé revenir finir la job. On apprenait cette histoire-là à l'école comme on apprenait que deux et deux font quatre. C'était vrai. Point final. Alors on y croyait ou on coulait. 
Aujourd'hui, on n'apprend plus cette histoire-là à l'école. On pourrait l'apprendre à l'église, mais on n'y va plus. On y va seulement à Noël. Parce que... parce que c'est sur notre liste: les achats, leparty de bureau, la messe de minuit. Le prêtre en avant nous raconte la vieille histoire de notre enfance. Et soudain, on a la boule de Noël pognée dans la gorge. On est émus. On a même de la peine. On s'ennuie du temps où on y croyait. Du temps où ce n'était pas une fable. Du temps où c'était vrai. 
Au fond, c'est ce qui manque le plus à Noël: le vrai. Et là, je ne parle pas du sapin. Je parle de nous. Vivrez-vous un vrai Noël ou un Noël artificiel?
Le temps des Fêtes est devenu une copie du temps des Fêtes d'antan. On fait les mêmes affaires. On pose les mêmes guirlandes. On écoute les mêmes chansons. Sans y croire vraiment. On fait semblant.
Noël est un revival. On ne fête pas le présent. On fête un souvenir. On ne fête pas une naissance. On fête un mort.
Avant d'entrer dans la ronde folle, si on prenait le temps de trouver un sens à nos gestes. Dans notre vie actuelle. Faire de Noël ou de décembre, si vous préférez, la fête des valeurs humaines. La fête de la générosité et de l'honnêteté. Les seules valeurs qui peuvent toujours nous sauver.
Encore faut-il avoir le coeur à les fêter..." 
Stéphane Laporte, collaboration spéciale La Presse, 27 novembre 2010.

La vérité, c'est que je trouve ce texte tristement réaliste...si j'avais des enfants, ce serait p-être différent...mais j'me rappelle que même ados, j'avais hâte que Noël soit passé...et depuis plusieurs année, j'ai juste hâte de recommencer à travailler...j'suis pas vraiment dedans quoi...les enfants de ma soeur sont rendus ados, je passe mes Noël en solo...en famille mais en solo pareil. Le Jour de l'An, c'est pire. Avant on sortait entres amis, prenait plusieurs verres, on frenchait notre blonde à minuit et on partait sur la rhumba jusqu'aux ptites heures. Là, mes amis mangent leur morceau de dinde pénards chez eux, dans leurs ptites familles. Ils sont couchés à 22h, pcq ils sont brûlés des Fêtes. C'est pathétiquement pathétique.

Cette année, j'avais l'idée de skipper Noël, de foutre le camp à Cuba pendant 2 semaines. Je vais devoir remettre ça à l'an prochain ça l'air. Bref, je suis le Grincheux qui n'aime pas Noël mais qui se force pour l'aimer.



Source image: http://in.gredients.com

samedi 24 novembre 2012

J'aime


"Aimez pendant que vous êtes charmante, car le temps passe et n'a point de retour."
[Molière ; Stances galantes - 1666]


J'aime...

...ta voix
...ton odeur
...tes yeux
...ton sourire
...ton rire
...ton humour
...ton esprit
...cette façon que tu as de me regarder
...ton intelligence
...ton audace
...ta fragilité
...ta féminité

...ta présence.


Source image: www.favim.com

mardi 20 novembre 2012

Ma légende personnelle


La recette du succès : suivre sa propre voie. [M. ISEGAWA]


Selon Paulo Coelho, l'auteur de L'Alchimiste, nous serions tous porteurs d'une Légende Personnelle. L'accomplissement de ce destin favorable dépendrait de notre capacité à retrouver nos envies profondes. Certains parviennent à faire leurs choix de vie en accord avec leurs véritables aspirations. D'autres ont des difficultés à les déceler.

Récemment dans un billet, j'ai évoqué la légende personnelle et Petite Libellule m'a demandé : "Es-tu capable de dire quelle est ta légende personnelle toi? Moi faudrait que j'y pense un peu, ce n'est pas si évident". Sur le coup, jme suis dit que je me connaissais suffisamment pour répondre d'emblée à la question, mais finalement, pas si sûr. 

Mais qu'est-ce qu'on entend exactement par "Légende personnelle"? Voici la réponse de l'auteur dans une entrevue: 
"Dans L'Alchimiste, j'ai essayé de donner les quatre clés fondamentales de cet art. (...) La troisième clé, c'est la Légende Personnelle . Nous avons chacun une chose à faire ici bas. Pas deux ni trois... Une seule ! C'est cela, la Légende Personnelle. La quatrième clé, enfin, c'est le Langage du Cœur. Accomplir sa Légende Personnelle, c'est harmoniser la voix de la raison - qui a son utilité - avec cette voix du cœur qui se manifeste à nous par les sentiments et l'intuition. Ce ne sont pas là choses concrètes ? Allons donc ! Qu'y a-t-il de plus réel dans notre vie que ce que nous ressentons ?..
(....)Si la seule issue actuelle pour l'humanité est de changer, ce changement s'opère toujours de façon individuelle, par une alchimie de cette nature. 
Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d'être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n'écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce n'est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous offre la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale." [Source: http://www.cles.com/enquetes/article/la-legende-personnelle]

Sachant cela, qu'elle est, selon moi, ma Légende personnelle? Ce n'est pas si simple que cela à répondre finalement. En fait, je sais en gros ce que ce je pense être ma légende personnelle mais en suis-je si sûr? Well! Let's take a look!

Quand j'étais jeune, j'ai toujours eu l'impression que j'allais devenir quelqu'un qui allait marquer l'humanité (ahaha! on repassera pour la modestie!!). Bon, c'était ma conception d'enfant. Toutefois, jme suis longtemps cru chargé d'une mission qui allait "changer le monde", l'améliorer...à quelle échelle et dans quel domaine? Je l'ignorais. 

Puis j'ai grandi et découvert l'ampleur du monde...sur une carte suspendue au plafond. Un prof (en avance sur son temps car ce n'était pas au programme à l'époque) m'a donné la piqûre pour la géographie. Dès ma 3e année primaire, je savais que j'allais devenir prof de géo...tel était ma destinée: faire découvrir le monde et son histoire...les rivières, les monts, les frontières à celles et ceux qui l'ignore. Faire voyager les gens sur une carte, par l'imaginaire, découvrir les différentes cultures, abattre les frontières de l'ignorance. Bref, je pense que vous avez compris l'idée.

J'ai donc très jeune orienté ma vie sur cet objectif, que j'ai atteint, non sans écueils, quelques 16 années plus tard. Quand j'y repense, jme dis que la volonté, c'est fort quand même. Bref. Pendant mes années d'études toutefois, j'ai développé une seconde passion: les camps. En fait, mon expérience de travail dans les camps m'a transformée, elle m'a ouvert sur un nouvel univers jusqu'ici inconnu. L'animation, les regards illuminés des enfants, la vie de groupe, le grand air, le lac...(ah oui, le lac!). Mes années dans les camps m'ont ramener aux valeurs primaires, elles m'ont fait reprendre contact avec la "terre-mère", la nature et procurer un bien-être et une valorisation intérieure inestimable. Les camps ont été pour moi une source de croissance personnelle incroyable, c'est réellement pendant ces années que j'suis sorti de ma coquille...que j'ai trouvé un sens à ma vie, que jme suis épanoui en tant qu'être humain. Comme si travailler dans les camps comme animateur, coordonnateur puis directeur m'avait investi d'une nouvelle "mission de vie": transformer les vies de milliers d'enfants, afin qu'ils vivent une expérience qui fera d'eux de meilleurs être humains dans l'avenir. Parce qu'un séjour dans un camp, ça peut changer une vie, je l'ai vu, je le sais et j'y crois.

Puis, à 25 ans, fut venu pour moi le temps de choisir entre les deux. Déchiré entre ces deux légendes personnelles, j'ai écouté mon coeur (voir le principe du coeur) et mis de côté mon rêve et toutes mes années de nuits blanches à étudier la Terre, pour la faire goûter aux jeunes, à travers des expériences de vie qui les marqueront à jamais.

Puis, les années ont passées, j'ai gravi de belles marches, sans pour autant m'écarter de ma légende personnelle, mais à plus grande échelle et avec de plus grands moyens...ben quoi, j'vous ai dit que je changerais le monde!! ;) En relisant ce billet, je réalise qu'au fond, sans trop le savoir, je m'étais éloigné de ma légende personnelle en acceptant cette promotion. Cet avenir ne m'était pas destiné, du moins, pas tout de suite.

Mais encore, il n'y a pas que l'accomplissement par le travail, il y a tout le reste. Que dire à propos du reste? Ai-je une voie de tracée là aussi? C'est là qu'un flou s'est créé au fil du temps. À 25 ans, j'étais prêt à fonder une famille avec la femme que j'aime et vivre heureux jusqu'à la fin des temps (cliché gros comme le bas mais idéal a atteindre quand même), dans une petite maison avec un terrain pour me lancer la balle et à me lever tôt pour suivre mon fils dans les arénas ou jouer avec lui dans la rue, ou encore décorer la chambre de ma fille (qui serait la plus belle enfant au monde). Aujourd'hui, force d'avouer que j'ai la vue embrouillée...je ne sais plus  vraiment si ce dessein m'est encore dévolu...si vous me suivez depuis un bout, vous savez que j'ai pourtant écouté mon coeur, suivi mon intuition, été attentifs aux "signes" que la vie m'a envoyé...sans trop de résultats à la hauteur de mes aspirations. Me serais-je écarté à ce point de ma légende personnelle, comme le prétend Coelho, à cause de la peur d'être désappointé? peur de ne pas réussir à réaliser mon rêve? Je ne crois pas, au contraire. Pour vrai, je pense que j'ai eu les couilles d'aller au bout plusieurs fois, à mes risques et périls. Alors, c'est quoi le bug? Selon Coelho:
"Même si nous nous sommes écartés de notre rêve au sortir de l'adolescence parce que nous avons cru qu'il ne résistait pas à ce que nous découvrions alors: ce que l'on appelle les “ dures réalités de la vie ”. Et même ce que vous vivez alors; ces épreuves, cette dureté sont comme la pierre qui aiguise le fil de votre épée. La vie vous apporte les combats nécessaires pour avoir la maturité d'assumer plus tard de manière responsable votre destin, d'utiliser avec profit votre trésor."

C'est p-être seulement que quelque chose de meilleur m'attend, c'est tout. Du moins, j'aime le croire.

Ah oui, vous avais-je dis que j'avais eu la nièce de Paulo Coelho dans l'un de mes camps? Simple coïncidence?  ;)



Source image: http://www.allwalls.net/walk-desert-roads-way/
La vie est faite de choix. Si vous êtes arrivé ici, c'est que vous l'avez choisi.